A/RES/59/240 10. Souligne en outre que l’interdépendance accrue des économies nationales à l’heure de la mondialisation et la mise en place de systèmes réglementant les relations économiques internationales signifient que la marge d’action des pays dans le domaine économique, à savoir la portée des politiques intérieures, en particulier en matière de commerce, d’investissement et de développement industriel, est maintenant souvent délimitée par des règles et des engagements internationaux et par des considérations de marché au niveau mondial ; que c’est à chaque gouvernement d’arbitrer entre les avantages qu’il retirera de l’acceptation des règles et engagements internationaux et les contraintes qui limiteront sa marge d’action ; et qu’il est particulièrement important pour les pays en développement, compte tenu des buts et objectifs du développement, que tous les pays soient conscients de la nécessité de concilier au mieux marge d’action nationale et disciplines et engagements internationaux ; 11. Réaffirme que l’éducation, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de travail, qui constituent certains des éléments indispensables pour éliminer la pauvreté et assurer l’intégration sociale, l’égalité entre les sexes et le développement en général, devraient être au cœur des stratégies de développement et de la coopération internationale à l’appui des politiques nationales, et souligne la nécessité de promouvoir l’emploi en tenant compte des normes du travail définies dans les instruments pertinents adoptés par l’Organisation internationale du Travail, ainsi que dans d’autres instruments internationaux ; 12. Demande instamment à tous les gouvernements d’accorder aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes et de leur permettre d’accéder pleinement et sur un pied d’égalité à l’éducation, à la formation, à l’emploi, à la technologie et aux ressources économiques et financières, notamment au crédit, en particulier dans le cas des femmes rurales et des femmes travaillant dans le secteur non structuré et, pour ces dernières, de faciliter, le cas échéant, leur insertion dans le secteur structuré ; 13. Souligne l’importance des migrations en tant que phénomène lié à la mondialisation accrue, notamment leurs effets sur l’économie des pays concernés, ainsi que la nécessité de renforcer la coordination et la coopération entre les pays et les organisations régionales et internationales compétentes ; 14. Reconnaît les besoins particuliers des pays les moins avancés, des petits États insulaires en développement et des pays en développement sans littoral, au sein d’un nouveau cadre global de coopération dans le domaine du transport en transit entre les pays en développement sans littoral et de transit, et réaffirme le maintien de l’appui et de l’assistance aux efforts que ces pays déploient, en particulier pour réaliser les objectifs de développement convenus au niveau international, notamment ceux qui sont énoncés dans la Déclaration du Millénaire, et pour mettre en œuvre le Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la Décennie 2001-2010 6 , le Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement 7 et le Programme d’action d’Almaty 8 ; _______________ 6 Voir A/CONF.191/13, chap. II. Rapport de la Conférence mondiale sur le développement durable des petits États insulaires en développement, Bridgetown (Barbade), 25 avril-6 mai 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.94.I.18 et rectificatif), chap. I, résolution 1, annexe II. 8 Rapport de la Conférence ministérielle internationale des pays en développement sans littoral et de transit et des pays donateurs et des organismes internationaux de financement et de développement sur la coopération en matière de transport en transit, Almaty (Kazakhstan), 28 et 29 août 2003 (A/CONF.202/3), annexe I. 7 4

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