A/RES/73/171 Le droit à l’alimentation des sources de financement supplémentaires en vue de lutter contre la faim et la pauvreté, ainsi que contre les maladies non transmissibles ; 31. Constate que l’engagement pris au Sommet mondial de l’alimentation, en 1996, de réduire de moitié le nombre des personnes sous-alimentées n’est pas en voie d’être tenu, salue toutefois l’action que mènent les États iembres à cet égard, et invite de nouveau toutes les institutions internationales de financement et de développement, de même que les organismes et fonds des Nations Unies compétents, à s’attacher en priorité à réaliser le droit à l’alimentation, tel que décrit dans la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale, et l’objectif 2 du Programme de développement durable à l’horizon 2030 4 ainsi que les cibles des autres objectifs touchant à l’alimentation et à la nutrition, et à fournir les fonds nécessaires à cet effet ; 32. Réaffirme que le regroupement de l’aide nutritionnelle et de l’aide alimentaire, dans le but d’assurer à tous et en tout temps l’accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive de manière à satisfaire les besoins nutritionnels et les préférences alimentaires pour permettre à chacun de mener une vie saine et active, s’inscrit dans une action globale destinée à améliorer la santé publique, laquelle accompagne la lutte contre la propagation du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme et des autres maladies transmissibles ; 33. Exhorte les États à accorder la priorité, dans leurs stratégies et leurs budgets de développement, à la réalisation du droit à l’alimentation ; 34. Souligne la contribution importante de la coopération internationale et de l’aide au développement à l’essor, à l’amélioration et à la viabilité écologique de l’agriculture, à la production alimentaire, aux projets de diversification des cultures et des races animales, aux innovations institutionnelles comme les banques communautaires de semences, les écoles pratiques d’agriculture et les foires aux semences, et à la fourniture d’une aide alimentaire humanitaire dans les situations d’urgence aux fins de la réalisation du droit à l’alimentation et de l’instauration d’une sécurité alimentaire durable, tout en reconnaissant que chaque pays est responsable au premier chef de l’exécution des stratégies et programmes nationaux en la matière ; 35. Souligne que les États parties à l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce de l’Organisation mondiale du commerce devraient envisager d’appliquer ledit accord d’une manière propre à favoriser la sécurité alimentaire, tout en tenant compte de l’obligation qu’ont les États iembres de promouvoir et de protéger le droit à l’alimentation ; 36. Demande aux États iembres, aux organismes des Nations Unies et aux autres parties concernées d’appuyer les efforts nationaux consentis pour faire face rapidement aux crises alimentaires qui sévissent actuellement dans différentes régions, et se déclare profondément préoccupée par le fait que le manque de ressources financières contraint le Programme alimentaire mondial à réduire ses opérations dans différentes régions, dont l’Afrique australe ; 37. Demande aux États iembres, aux organismes des Nations Unies, aux organisations d’aide humanitaire et de développement ainsi qu’aux autres acteurs compétents de combattre, de prévenir et d’anticiper efficacement et de toute urgence la montée de l’insécurité alimentaire mondiale qui touche des millions de personnes, en particulier les personnes pour lesquelles la famine est une réalité ou un risque imminent, notamment en intensifiant la coopération humanitair e et la coopération en faveur du développement, et en débloquant des fonds d ’urgence pour pourvoir aux besoins de la population touchée, et demande aux États iembres et aux parties à des conflits armés de respecter le droit international humanitaire et de garantir un accès sûr et sans entrave à l’aide humanitaire ; 10/12 18-22267

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