A/RES/49/174 Page 2 à recevoir des réfugiés et des personnes déplacées, en dépit des difficultés économiques auxquelles se heurtent la plupart des États africains, Consciente qu’il importe de fournir une assistance aux pays d’accueil, en particulier à ceux qui abritent depuis longtemps des réfugiés sur leur territoire, afin de remédier à la détérioration de l’environnement et de pallier les effets préjudiciables sur les services publics et le processus de développement, Sachant que le Haut Commissaire a pour mandat de protéger et d’aider les réfugiés et les rapatriés et qu’il joue, de pair avec la communauté internationale et les organismes de développement, un rôle de catalyseur dans le domaine plus large du développement pour tout ce qui intéresse les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées, Consciente de la nécessité de faciliter le travail des organisations à vocation humanitaire, en particulier la fourniture de vivres et de médicaments et la prestation de soins de santé aux réfugiés, aux rapatriés et aux personnes déplacées, déplorant les actes d’agression commis contre le personnel de ces organisations, particulièrement ceux qui ont fait des victimes, et soulignant la nécessité de garantir la sécurité de ce personnel, Profondément préoccupée par la situation humanitaire critique persistant dans des pays d’Afrique, en particulier dans la corne de l’Afrique, par suite de la sécheresse prolongée, des conflits et des mouvements de population, Consciente de la situation des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique orientale, occidentale, centrale et australe, Se félicitant des initiatives régionales, telles que le mécanisme pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, établi par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine, à sa vingt-neuvième session ordinaire, tenue au Caire du 28 au 30 juin 1993 3/, Tenant compte de la résolution CM/Res.1521 (LX) sur les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées en Afrique, adoptée par le Conseil des ministres de l’Organisation de l’unité africaine à sa soixantième session ordinaire, tenue à Tunis du 6 au 11 juin 1994 4/, Profondément préoccupée par la présence à Djibouti de très nombreux réfugiés et personnes déplacées hors de leur pays, qui représentent 25 p. 100 de la population totale, et par le fait qu’ils continuent d’affluer à cause de la situation tragique en Somalie, Profondément préoccupée également par les graves conséquences que la présence de réfugiés et de personnes déplacées hors de leur pays entraînent pour la situation économique et sociale déjà difficile de Djibouti, qui souffre de la persistance de la sécheresse et des répercussions de la situation critique qui règne dans la corne de l’Afrique, Sachant que plus de la moitié des réfugiés et des personnes déplacées hors de leur pays qui sont à Djibouti se trouvent dans la capitale dans des conditions extrêmement difficiles et ne bénéficient pas d’une assistance internationale directe, exerçant une pression intolérable sur les ressources 3/ Voir A/48/322, annexe II. 4/ Voir A/49/313, annexe I. /...

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