A/RES/64/145
et en particulier le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’Organisation des
Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le Programme alimentaire
mondial, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds de développement
des Nations Unies pour la femme, l’Organisation mondiale de la Santé, le
Programme des Nations Unies pour le développement, le Haut-Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés et l’Organisation internationale du Travail, tiennent
compte des droits et des besoins particuliers des filles dans les programmes de
coopération avec les différents pays, conformément aux priorités nationales,
notamment au titre du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement ;
33. Prie tous les organes créés en vertu d’instruments relatifs aux droits de
l’homme, titulaires de mandats relevant des procédures spéciales et autres
mécanismes du Conseil des droits de l’homme, d’adopter régulièrement et
systématiquement, dans l’exercice de leur mandat, une démarche soucieuse d’égalité
des sexes et de faire figurer dans leurs rapports des renseignements sur les
violations des droits fondamentaux des femmes et des filles ainsi qu’une analyse
qualitative de ces violations, et encourage le renforcement de la coopération et de la
coordination à cet égard ;
34. Prie les États de veiller à ce que, dans tous les programmes et politiques
visant à assurer la prévention générale du VIH et du sida et à prendre en charge,
soigner et aider les malades, une attention et un soutien particuliers soient accordés
aux filles exposées, infectées ou touchées par le VIH, y compris les filles enceintes
et les mères jeunes ou adolescentes, dans le cadre de l’action menée à l’échelle
mondiale en vue de se rapprocher très sensiblement de l’objectif d’un accès
universel à tout l’ensemble des mesures de prévention, traitement, soins et soutien
d’ici à 2010 ;
35. Invite les États à encourager les initiatives, y compris bilatérales et
privées, visant à réduire le prix des médicaments antirétroviraux destinés aux filles,
et particulièrement de ceux de deuxième intention, et les initiatives prises à titre
volontaire par des groupes d’États, notamment celles qui reposent sur des
mécanismes novateurs de financement du développement social, qui visent à rendre
plus facile, plus durable et plus prévisible l’accès des pays en développement aux
médicaments d’un prix abordable, et prend note à cet égard de l’existence de la
Facilité internationale d’achat de médicaments (UNITAID) ;
36. Demande à tous les États d’intégrer le soutien alimentaire et nutritionnel
à l’objectif d’un accès constant des enfants et, en particulier des filles, à une
nourriture suffisante, saine et nutritive qui satisfasse leurs besoins diététiques et
leurs préférences alimentaires et leur permette de mener une vie saine et active,
comme éléments d’une riposte globale au VIH et au sida et aux autres maladies
transmissibles ;
37. Demande instamment aux États et à la communauté internationale
d’accroître les ressources disponibles à tous les niveaux, surtout dans les secteurs de
l’éducation et de la santé, de manière à permettre aux jeunes, et en particulier aux
filles, d’acquérir les connaissances, les attitudes et les compétences dont ils ont
besoin pour prévenir l’infection par le VIH et les grossesses précoces et jouir du
meilleur état de santé physique et mentale possible, notamment en matière de
sexualité et de procréation ;
38. Insiste sur la nécessité que les États et le système des Nations Unies
s’engagent davantage à prendre la responsabilité d’intégrer la promotion et la
protection des droits de l’enfant et notamment des filles dans les programmes de
travail sur le développement aux niveaux national et international ;
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