A/RES/64/145 à empêcher la diffusion sur Internet de pornographie mettant en scène des enfants, notamment de représentations de sévices sexuels à l’encontre d’enfants, et de veiller à ce que des mécanismes adéquats soient mis en place pour signaler ce type de document, l’éliminer et poursuivre ses créateurs, distributeurs et collectionneurs, le cas échéant ; 22. Exhorte les États à élaborer et diffuser largement des plans, programmes et stratégies détaillés, pluridisciplinaires et coordonnés visant à éliminer toutes les formes de violence et de discrimination envers les femmes et les filles, qui fixent des objectifs et des échéances et prévoient des procédures internes d’application efficaces, faisant appel à des mécanismes de contrôle qui associent toutes les parties intéressées, et notamment des consultations avec les organisations féminines, en accordant une attention particulière aux recommandations relatives aux filles formulées par les rapporteuses spéciales du Conseil des droits de l’homme sur la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses conséquences, et sur la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, ainsi que par le Secrétaire général, dans son étude approfondie de toutes les formes de violence à l’égard des femmes 20, et par l’expert indépendant, dans son étude sur la violence à l’encontre des enfants 21 ; 23. Exhorte également les États à veiller à ce que le droit des enfants de s’exprimer et d’être consultés sur toutes les questions qui les concernent, d’une façon qui corresponde à leur âge et à leur degré de maturité, soit pleinement exercé par les filles dans des conditions d’égalité ; 24. Exhorte en outre les États à associer comme il convient les filles, notamment celles qui ont des besoins spéciaux, ainsi que les organisations les représentant, à la prise de décisions et à les faire participer pleinement et activement à la définition de leurs propres besoins et à la formulation, la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et des programmes destinés à répondre à ces besoins ; 25. Constate qu’un nombre considérable de filles sont particulièrement vulnérables, qu’elles soient orphelines, enfants des rues, déplacées ou réfugiées, victimes de la traite et de l’exploitation sexuelle et économique, infectées par le VIH et le sida, ou incarcérées sans soutien parental, et, par conséquent, demande instamment aux États de prendre les mesures voulues pour répondre à leurs besoins, avec le soutien, le cas échéant, de la communauté internationale, en appliquant des politiques et stratégies nationales de nature à renforcer les capacités dont disposent les pouvoirs publics, les collectivités et les familles pour assurer leur prise en charge, notamment en leur offrant des services d’orientation et un soutien psychosocial adaptés, en veillant à ce qu’elles soient scolarisées et aient accès au logement, à une alimentation correcte et à des services de santé et des services sociaux dans des conditions d’égalité avec les autres enfants ; 26. Encourage les États à promouvoir, notamment dans le cadre de la coopération technique et de l’aide financière, bilatérales ou multilatérales, des actions en faveur de la réinsertion sociale des enfants en difficulté, en particulier des filles, en tenant compte notamment des opinions, des compétences, et des aptitudes que ces enfants ont acquises dans les conditions dans lesquelles ils vivaient et, le cas échéant, en les faisant participer réellement à ces actions ; _______________ 20 21 8 A/61/122 et Add.1 et Add.1/Corr.1. Voir A/61/299 et A/62/209.

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