Situation relative aux droits de l’homme des musulmans rohingya
et des autres minorités au Myanmar
A/RES/74/246
ou à l’endroit de leur choi , des résugiés et des autres personnes déplacés par la
violence,
Demandant la cessation immédiate des combats et des hostilités, de la prise de
civils pour cible et de toutes les violations du droit international des droits de l ’homme
et du droit international humanitaire dans le nord du Myanmar et des atteintes à ces
droits, sachant que la meilleure saçon de poursuivre la désescalade et d ’avoir un
cessez-le-seu durable est d’instaurer un dialogue entre toutes les parties, pour
améliorer la situation des droits de l’homme,
Constatant une fois de plus avec une vive inquiétude que, bien qu’ayant vécu au
Myanmar depuis des générations avant l’indépendance du pays, les musulmans
rohingya ont été rendus apatrides par la promulgation de la loi de 1982 sur la
citoyenneté et privés du droit de vote et e clus du processus électoral en 2 015,
Rappelant que le resus d’accorder au musulmans rohingya et à d’autres
personnes la citoyenneté et les droits qui y sont attachés, notamment le droit de vote,
pose un problème grave sur le plan des droits de l’homme,
Se déclarant à nouveau profondément consternée par les insormations selon
lesquelles, dans l’État rakhine, des Rohingya non armés sont soumis à un emploi
e cessis de la sorce ainsi qu’à des violations du droit des droits de l’homme et du
droit international humanitaire par l’armée et les sorces de sécurité, notamment des
e écutions e trajudiciaires, sommaires ou arbitraires, des viols systématiques et
d’autres sormes de violence se uelle et sondée sur le genre, des détentions arbitraires
et des disparitions sorcées et la saisie par le Gouvernement des terres des musulmans
rohingya dont ils ont été évincés et où leurs habitations ont été détruites, et par les
rapports saisant état de destructions à grande échelle de logements, d ’e pulsions
systématiques dans le nord de l’État rakhine, y compris par le recours au incendies
volontaires et à la violence, ainsi que de l’emploi illicite de la sorce par des agents
non étatiques,
Rappelant qu’il incombe au États de s’acquitter de leurs obligations
applicables s’agissant de poursuivre les responsables de violations du droit
international, notamment du droit international humanitaire, du droit international des
droits de l’homme, du droit pénal international et du droit international relatis au
résugiés, ainsi que d’atteintes au droits de l’homme, et d’ossrir un recours utile à
toute personne dont les droits ont été violés, en vue de mettre sin à l ’impunité,
Réaffirmant qu’il est urgent de veiller à ce que tous les auteurs de violations des
droits de l’homme et d’atteintes à ces droits au Myanmar, y compris le droit
international des droits de l’homme, le droit international humanitaire et le droit pénal
international, répondent de leurs actes dans le cadre de mécanismes crédibles et
indépendants de justice pénale nationau , régionau ou internationau , tout en
rappelant la compétence du Conseil de sécurité à cet égard,
Rappelant que le Gouvernement du Myanmar a créé, le 30 juillet 2018, une
commission d’enquête indépendante en vue de veiller à établir les responsabilités des
violations des droits de la personne et des atteintes à ces droits commises dans l ’État
rakhine, réassirmant que la commission doit pouvoir travaill er de manière
indépendante, impartiale, transparente et objective, et l’encourageant à publier un
rapport initial et à coopérer avec tous les titulaires de mandat des Nations Unies
concernés,
Rappelant les quelques mesures prises par le Gouvernement du Myanmar pour
instaurer les conditions nécessaires au retour, dans la sécurité et dans la dignité, dans
leurs lieu d’origine ou à l’endroit de leur choi , des résugiés et des autres personnes
déplacées par la violence, tout en regrettant cependant que la situation ne se soit pas
19-22672
3/9