Situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée
A/RES/74/166
Déplorant que les organisations indépendantes de la société civile ne puissent
pas mener leurs activités en République populaire démocratique de Corée et que, de
ce fait, aucune des organisations de la société civile basée en République pop ulaire
démocratique de Corée n’ait été en mesure de présenter de rapport en tant que partie
prenante dans le cadre de l’Examen périodique universel,
Constatant que le Gouvernement de la République populaire démocratique de
Corée et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont
collaboré pour dispenser une formation aux droits de l ’homme à un petit nombre de
représentants du Gouvernement à Genève en mai 2019, et demandant instamment que
ce type de coopération technique soit élargie,
Soulignant qu’il importe que le Gouvernement de la République populaire
démocratique de Corée coopère également avec la structure de terrain du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dans la région,
Prenant note de la collaboration qui s’est instaurée entre le Gouvernement de la
République populaire démocratique de Corée, d’une part, et le Fonds des Nations
Unies pour l’enfance et l’Organisation mondiale de la Santé, d’autre part, en vue
d’améliorer la situation sanitaire dans le pays,
Prenant note également de la collaboration établie entre le Gouvernement de la
République populaire démocratique de Corée et le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance en vue d’améliorer l’état nutritionnel des enfants et la qualité de
l’enseignement qui leur est dispensé,
Notant les activités que mène à modeste échelle le Programme des Nations
Unies pour le développement en République populaire démocratique de Corée et
engageant le Gouvernement de ce pays à collaborer avec la communauté
internationale pour s’assurer que les personnes ayant besoin d’assistance bénéficient
des programmes,
Notant que le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée
coopère avec le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture pour
procéder à une série d’évaluations, soulignant que ces évaluations importantes
permettent d’analyser l’évolution de la situation concernant la sécurité alimentaire,
l’état nutritionnel, la santé, l’eau et l’assainissement, sur le plan national et aux
niveaux des ménages et des individus, et ainsi de renforcer la confiance des donateurs
dans la façon dont les programmes d’aide sont ciblés et dont le suivi est assuré, et
notant avec satisfaction le travail accompli par les pourvoyeurs d’aide internationale,
Soulignant qu’il importe que les organisations internationales d’aide
humanitaire procèdent à des évaluations indépendantes des besoins et mettent en
œuvre leurs programmes humanitaires conformément aux normes internationales et
aux principes humanitaires, y compris dans les zones sans présence opérationnelle, et
se déclarant préoccupée par les mesures prises récemment par la République
populaire démocratique de Corée pour réduire le nombre de membres du person nel
des organismes des Nations Unies dans le pays,
Prenant note du rapport humanitaire de l’Organisation des Nations Unies
intitulé « Democratic People’s Republic of Korea 2019: needs and priorities » et des
évaluations rapides de l’état de la sécurité alimentaire menées conjointement par
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Programme
alimentaire mondial, dans lesquels il est souligné qu’il faut répondre aux besoins
humanitaires essentiels en République populaire démo cratique de Corée,
Notant avec préoccupation les conclusions de l’Organisation des Nations Unies,
qui estime que 10,9 millions de personnes seraient sous-alimentées en République
19-22298
3/12
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents