A/RES/72/271
Amélioration de la sécurité routière mondiale
toute l’attention voulue est accordée à la sécurité routière et à l’accès à des moyens
de transports publics et à des modes de transport non motorisés sûrs, accessibles et
viables, à un coût abordable, et plus particulièrement aux besoins des personnes en
situation vulnérable, des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des
personnes âgées ;
3.
Accueille favorablement également l’approbation par consensus, à la
réunion des États membres de l’Organisation mondiale de la Santé qui s’est tenue à
Genève les 20 et 21 novembre 2017, des 12 cibles mondiales volontaires de
performance concernant les facteurs de risque en matière de sécurité routière et les
mécanismes de prestation de services, prend note des travaux menés par
l’Organisation mondiale de la Santé pour mettre au point les indicateurs
correspondants qui devraient aider à mesurer les progrès accomplis pour atteindre ces
cibles, encourage à utiliser ces indicateurs selon qu’il convient et, à cet égard, invite
l’Organisation mondiale de la Santé à mettre en œuvre des activités qui aident les
pays, en particulier les pays d’Afrique et les pays les moins avancés, à atteindre ces
cibles et à mesurer les progrès qu’ils réalisent en ce sens ;
4.
Encourage les États Membres à prendre des mesures, en suivant les bonnes
pratiques, en vue d’atteindre les cibles mondiales volontaires de performance en
matière de sécurité routière ;
5.
Invite les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à élaborer et à
appliquer des plans nationaux pour la sécurité routière, selon qu ’il convient, et à
envisager d’adopter une législation complète conformément au Plan mondial pour la
Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, afin d’atteindre la cible visant
à accroître le pourcentage de pays dotés d’une législation portant sur les principaux
facteurs de risque, notamment la non-utilisation de la ceinture de sécurité, du casque
et des dispositifs de retenue pour enfants, la conduite en état d ’ivresse et l’excès de
vitesse, en le faisant passer de 15 pour cent à 50 pour cent au moins d’ici à 2020, tel
qu’il a été convenu dans sa résolution 64/255, et à envisager d’appliquer des lois
adéquates et efficaces s’appuyant sur des données factuelles ou scientifiques en ce
qui concerne les autres facteurs de risque liés à la conduite distraite ou à la conduite
avec facultés affaiblies ;
6.
Réaffirme le rôle important que jouent les instruments juridiques des
Nations Unies relatifs à la sécurité routière, comme la Convention de 1949 sur la
circulation routière 7, la Convention de 1968 sur la circulation routière 8, la Convention
de 1968 sur la signalisation routière 9, les accords de 1958 et de 1998 concernant les
règlements techniques applicables aux véhicules, l’accord de 1997 sur le contrôle
technique périodique des véhicules et l’accord de 1957 sur le transport des
marchandises dangereuses, dans la promotion de la sécurité routière aux niveaux
mondial, régional et national, et félicite les États Membres qui ont adhéré à ces
instruments juridiques internationaux ;
7.
Encourage les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à envisager de
devenir parties contractantes aux instruments juridiques des Nations Unies relatifs à
la sécurité routière et, au-delà de l’adhésion, à appliquer, à mettre en œuvre et à
promouvoir les dispositions ou les règles de sécurité qui y sont énoncées ;
8.
Encourage les États Membres à s’employer à assurer la sécurité et la
protection de tous les usagers de la route en améliorant la sécurité des infrastructures
routières, notamment des routes les plus dangereuses où le taux d ’accidents faisant
intervenir des modes de transport motorisés ou non motorisés est le plus important,
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 125, n o 1671.
Ibid., vol. 1042, n o15705.
Ibid., vol. 1091, n o16743.
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