A/RES/54/138
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Soulignant qu’il est nécessaire, pour formuler des politiques et stratégies concrètes de lutte contre la
violence à l’égard des travailleuses migrantes, de disposer d’un large éventail d’informations objectives et
détaillées et de procéder à un vaste échange des données d’expérience et des enseignements acquis par les
différents États Membres et la société civile,
Encourageant la société civile à participer à l’élaboration et à l’application de mesures appropriées
destinées à appuyer la mise en place de partenariats novateurs entre organismes publics, organisations non
gouvernementales et autres éléments de la société civile pour lutter contre la violence à l’égard des travailleuses
migrantes,
Prenant note avec satisfaction des recommandations du Groupe de travail d’experts intergouvernementaux sur les droits de l’homme des migrants de la Commission des droits de l’homme5,
Notant qu’un grand nombre de femmes de pays en développement et de certains pays en transition,
poussées par la pauvreté, le chômage et autres problèmes socioéconomiques, continuent d’aller tenter leur
chance dans des pays mieux nantis pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et consciente du
devoir qu’ont les États d’origine de s’efforcer d’instaurer les conditions voulues pour fournir des emplois à
leurs ressortissants et assurer leur sécurité,
Consciente du fait que de faux papiers, une documentation irrégulière et des mariages arrangés peuvent
faciliter ou permettre le mouvement d’un grand nombre de travailleuses migrantes et que leur statut et les
conditions dans lesquelles elles ont émigré rendent ces travailleuses plus vulnérables aux abus et à
l’exploitation,
Consciente des avantages économiques que tirent les pays d’origine et d’accueil de l’emploi de
travailleuses migrantes,
Considérant l’importance de la concertation et de la collaboration bilatérales, régionales, interrégionales
et internationales pour la protection et la promotion des droits et du bien-être des travailleuses migrantes,
Encouragée par les mesures qu’ont prises certains pays d’accueil pour améliorer le sort des travailleuses
migrantes résidant sur le territoire soumis à leur juridiction,
Soulignant l’importance du rôle des organes compétents des Nations Unies créés en vertu d’instruments
internationaux dans le suivi de la mise en œuvre des conventions relatives aux droits de l’homme et
l’application des procédures spéciales ainsi que de la contribution qu’ils apportent, dans le cadre de leurs
mandats, à la lutte contre la violence à l’égard des travailleuses migrantes ainsi qu’à la protection et à la
promotion de leurs droits et de leur bien-être,
1.
Se félicite du rapport du Secrétaire général6;
5
E/CN.4/1999/80, sect. VII.
6
A/54/342.
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