Situation relative aux droits humains en République populaire
démocratique de Corée
A/RES/80/220
sans qu’aucune information ne soit disponible sur leur état de santé ou les conditions
de leur détention,
Soulignant l’urgence et l’importance que revêt la question des familles séparées,
notamment pour les Coréens concernés dans le monde entier, et demandant
instamment que reprennent les réunions de familles séparées, compte tenu de l’âge
avancé des personnes concernées, et, en particulier, que soit honoré l’engagement pris
à ce sujet lors du sommet intercoréen du 19 septembre 2018, à savoir renforcer la
coopération humanitaire afin de régler définitivement la question, de mettre fin aux
séparations forcées et de permettre aux familles séparées de se retrouver
régulièrement et de rester en contact permanent, y compris dans le cadre de réunions
dans un lieu et un centre faciles d’accès et habituels, par une correspondance écrite
régulière, par des visioconférences et par l’échange de messages vidéos,
conformément aux résolutions du Conseil de sécurité,
Prenant note avec inquiétude des possibles répercussions négatives sur la
situation relative aux droits humains, notamment celle des familles séparées, de
l’annonce qu’a faite la République populaire démocratique de Corée en janvier 2024,
selon laquelle elle n’œuvrerait plus à la réunification avec la République de Corée,
Constatant que les frontières du pays rouvrent progressivement, et exhortant le
Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée à s’acquitter de ses
responsabilités en facilitant la poursuite du retour, de manière non discriminatoire, de
la communauté diplomatique, des institutions, fonds et programmes des Nations
Unies, ainsi que des organisations de la société civile, et la reprise d’un dialogue
constructif avec la communauté internationale,
Encourageant l’action diplomatique menée pour améliorer la situation relative
aux droits humains et la situation humanitaire dans le pays, et soulignant l’importance
du dialogue et des échanges à cette fin, y compris le dialogue intercoréen,
Saluant les efforts déployés par le Secrétaire général pour contribuer à
l’amélioration des relations intercoréennes et à la promotion de la réconciliation et de
la stabilité de la péninsule cor��enne ainsi qu’au bien-être de la population coréenne,
1.
Condamne dans les termes les plus vigoureux les violations systématiques,
généralisées et flagrantes des droits humains commises depuis longtemps et encore
aujourd’hui en République populaire démocratique de Corée et par la République
populaire démocratique de Corée, y compris celles dont la Commission d’enquête sur
la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée,
créée par le Conseil des droits de l’homme dans sa résolution 22/13 du 21 mars
2013 15, considère qu’elles peuvent constituer des crimes contre l’humanité, et celles
relevées par le Groupe d’experts indépendants sur l’établissement des responsabilités
pour les violations des droits de l’homme en République démocratique populaire de
Corée 16, créé par la résolution 31/18 du Conseil, en date du 23 mars 2016 17, et par le
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, y compris son antenne
à Séoul, et l’impunité dont les auteurs de ces violations continuent de jouir ;
2.
Se déclare très gravement préoccupée par :
a)
les informations qui continuent de faire état de violations persistantes des
droits humains, dont les conclusions détaillées présentées par la Commission
d’enquête dans son rapport, par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits
_______________
15
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-huitième session, Supplément n o 53
(A/68/53), chap. IV, sect. A.
16
Voir A/HRC/34/66/Add.1.
17
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53
(A/71/53), chap. IV, sect. A.
25-20980
5/15
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents