A/HRC/RES/38/1
professionnelle et vie familiale, et de partager équitablement les responsabilités entre les
femmes et les hommes, prendre des mesures pour mettre en œuvre des politiques axées sur
la famille pour atteindre l’équilibre vie privée-vie professionnelle et pour faciliter le
passage des travailleuses du secteur non structuré, y compris celles qui effectuent des soins
et des tâches domestiques rémunérés informels, au secteur structuré de l’économie, et les
faire bénéficier des droits à la non-discrimination, au congé parental rémunéré et à la
prestation de soins aux enfants ;
c)
Adopter une législation et entreprendre des réformes, selon qu’il conviendra,
pour parvenir à l’égalité des droits des femmes et des hommes, et des filles et des garçons
lorsqu’il y a lieu, en ce qui concerne les ressources naturelles, économiques et productives,
notamment en matière d’accès à la terre, de propriété et de droits de succession,
d’utilisation, de possession et de contrôle de ces ressources, y compris les divers types de
régimes fonciers, les nouvelles technologies et les services financiers adaptés à leurs
besoins, tels que le crédit, les services bancaires et financiers, notamment mais pas
seulement, la microfinance, ainsi que l’accès à la justice et à l’assistance judiciaire à cet
égard, et garantir la capacité juridique des femmes et leurs droits, sur un pied d’égalité avec
les hommes, de conclure des contrats, s’agissant en particulier des groupes de femmes qui
font l’objet de formes multiples et croisées de discrimination ;
d)
Promouvoir l’égalité réelle en adoptant les mesures nécessaires pour
prévenir, réduire et éliminer les stéréotypes patriarcaux et sexistes qui causent ou
perpétuent une discrimination concrète ou de facto, y compris, s’il y a lieu, des mesures
temporaires spéciales, notamment pour répondre à des besoins propres aux femmes et pour
garantir l’exercice des droits sur un pied d’égalité ;
e)
Encourager et faciliter l’esprit d’entreprise chez les femmes, notamment en
améliorant l’accès aux possibilités de financement et d’investissement, aux outils dédiés au
commerce, au développement des entreprises et à la formation, au moyen, entre autres, de
la mobilisation de ressources financières adéquates, du renforcement des capacités et du
transfert de technologie à des conditions mutuellement acceptables, afin d’accroître la part
des échanges commerciaux et des achats auprès d’entreprises de femmes, y compris des
microentreprises et petites et moyennes entreprises, des coopératives et des groupes
d’auto-assistance dans les secteurs public et privé, et promouvoir l’accès des filles et des
jeunes femmes à la formation au développement des entreprises ;
f)
Prévenir et éliminer toutes les formes de violence et de harcèlement sexuel à
l’égard des femmes et des filles dans tous les contextes, y compris dans la vie publique et
privée, les moyens de transport public, les écoles et les lieux de travail, en particulier sur les
lieux de travail qui sont largement dominés par les hommes et où les rôles stéréotypés sont
monnaie courante, notamment par la mise en œuvre d’activités de prévention de la violence
et d’intervention efficaces, y compris en facilitant des mesures concrètes après que le
harcèlement sexuel a été commis en faisant en sorte que les auteurs répondent de leurs actes
et en garantissant l’accès des victimes à des voies de recours et de protection, en
encourageant la participation des hommes et des garçons, en enseignant dès leur plus jeune
âge aux enfants combien il importe de traiter chacun avec dignité et respect, et en élaborant
des programmes éducatifs et des supports pédagogiques qui promeuvent l’égalité des sexes,
les droits de l’homme, les relations fondées sur le respect et la non-violence ;
g)
Garantir l’accès à la justice et aux mécanismes de responsabilisation afin de
faire effectivement appliquer et respecter les lois visant à prévenir et à éliminer toutes les
formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles dans tous les
contextes, y compris en informant les femmes et les filles de leurs droits en vertu des lois
applicables et en améliorant l’infrastructure juridique et en levant tous les obstacles qui
empêchent l’accès aux services d’un conseil, à l’assistance juridique et aux recours ;
h)
Garantir aux femmes et aux filles l’accès, sur un pied d’égalité avec les
hommes, à une éducation de qualité, y compris à tous les niveaux de l’éducation et de la
formation relatives aux droits de l’homme, dans un environnement sûr, qui les dotent
d’acquis véritablement utiles, en facilitant ainsi leur accès à la technologie de l’information
et de la communication et à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux
mathématiques, pour promouvoir leur autonomisation et leur permettre de développer les
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GE.18-11644