A/RES/79/158
Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
environnement sûr, ainsi qu’en veillant à ce que les filles et les garçons mariés, les
filles enceintes et les jeunes parents poursuivent leur scolarité, en améliorant l’accès
à un enseignement scolaire de qualité et au développement des compétences, en
particulier lorsque ceux-ci vivent dans des régions isolées ou peu sûres, en rendant le
chemin de l’école moins dangereux pour les filles, en installant des sanitaires sûrs et
adéquats, y compris pour l’hygiène menstruelle, en adoptant et en appliquant des l ois
et des politiques visant à proscrire, prévenir et éliminer les violences et à amener leurs
auteurs à répondre de leurs actes, en renforçant et en intensifiant l’action qu’ils
mènent pour mettre en place, dans les écoles et les communautés, des activité s de
prévention et d’intervention efficaces en matière de violence, en impliquant les
hommes et les garçons, les responsables locaux et les parents, en enseignant aux
enfants dès leur plus jeune âge qu’ils ont des droits imprescriptibles et qu’il importe
de traiter toutes les personnes avec dignité et respect, et en élaborant des programmes
scolaires et des supports pédagogiques qui promeuvent des relations fondées sur le
respect, les comportements non violents, l’égalité des genres et l’autonomisation des
femmes et des filles ;
18. Encourage les États à atténuer les effets des fermetures d’écoles passées
et présentes, en particulier pour les apprenants qui comptent parmi les plus pauvres
ou qui sont en situation de vulnérabilité, surtout pour les filles, et à continuer de
renforcer la protection dans les écoles pour les exempter de toutes formes de violence,
notamment des violences sur le chemin de l’école, sans perdre de vue que les mesures
spéciales destinées à garantir l’égalité d’accès contribuent à l’égalisation des chances
et à la lutte contre l’exclusion en éliminant les inégalités sociales et économiques et
les inégalités entre les genres dans l’éducation, ainsi qu’à la fréquentation scolaire,
en particulier des filles, des enfants en situation de handicap, des adolescente s
enceintes, des enfants pauvres, des enfants autochtones, des enfants d’ascendance
africaine, des enfants vivant avec le VIH/sida, des personnes appartenant à une
minorité nationale, ethnique, religieuse ou linguistique, des enfants déplacés, réfugiés
ou migrants, des enfants vivant dans des zones rurales ou reculées et des enfants en
situation de vulnérabilité, notamment ceux qui vivent dans des situations de crise
humanitaire ou de conflit armé ;
19. Demande aux États de promouvoir et d’encourager la coopération
internationale en matière d’éducation, en tenant particulièrement compte des besoins
des pays en développement, pour contribuer à l’élimination de l’analphabétisme,
favoriser l’accès à des méthodes d’enseignement modernes et garantir une éducation
de qualité, inclusive, accessible et équitable dans le monde entier, afin de prévenir,
de combattre et d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les
mariages forcés ;
20. Invite les États à poursuivre leurs efforts et à assurer une plus grande
connectivité afin de réduire la fracture numérique en matière d’accès à Internet, aussi
bien à l’intérieur des pays qu’entre les pays, ainsi que la fracture numérique entre les
genres, notamment à l’école et pour ce qui est des possibilités d’apprentissage, le but
étant de réduire l’écart grandissant entre pays développés et pays en développement
et d’améliorer l’accès pour les filles et les femmes les plus touchées, comme celles
qui vivent dans des zones rurales ou reculées ou dans des camps de réfugiés ou qui
sont issues de ménages à faible revenu et les filles en situation de handicap, et à lutter
contre toutes les formes de discrimination et de violence qui frappent les femmes et
les filles dans les environnements numériques, notamment les violences qui se
produisent au moyen de la technologie ou qui sont amplifiées par elle ;
21. Invite les États Membres à veiller à ce que l’éducation se poursuive dans
les situations d’urgence, à ce que les fermetures d’écoles ne soient envisagées qu’en
dernier recours et à ce que les filles soient protégées et soutenues afin qu’elles
puissent retourner à l’école une fois qu’il sera jugé sûr de le faire et, à cet égard,
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