la nutrition et le développement durable (E/CN.9/2021/2) examine les tendances
mondiales en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Dans ce rapport, le
Secrétaire général souligne que si la quantité de denrées alimentaires produite à
l’échelle mondiale est suffisante pour nourrir la population actuelle, le monde n ’est
pas en voie d’éliminer la faim d’ici à 2030 en raison des inégalités de distribution et
d’accès. Après avoir baissé pendant plus de dix ans, le nombre de personnes sous alimentées dans le monde a augmenté ces dernières années et la situation sera sans
doute aggravée par les effets de la pandémie de COVID -19. Le monde n’est pas non
plus en voie d’atteindre les cibles des objectifs de développement durable relatives à
la nutrition. Malgré certains progrès dans la réduction des retards de croissance chez
les enfants et dans la promotion de l’allaitement maternel exclusif, certaines formes
de malnutrition continuent de s’aggraver, notamment les carences en
micronutriments, le surpoids et l’obésité. En outre, le système alimentaire mondial
actuel n’est pas durable sur le plan environnemental et a des répercussions majeures
sur les écosystèmes, la biodiversité et le climat. La croissance démographique et la
hausse des revenus seront des facteurs importants de l’augmentation de la
consommation alimentaire dans de nombreux pays. Le Secrétaire général rappelle que
les caractéristiques et les tendances démographiques sont directement liées aux cinq
pistes d’action du prochain Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires,
à savoir l’amélioration de l’accès à des aliments sains et nutritifs, la transition vers
des modes de consommation durables, la promotion d’une production respectueuse
de la nature, l’adoption de moyens de subsistance équitables et le renforcement de la
résilience. Les recommandations formulées par le Secrétaire général dans son rapport
portent en partie sur l’adoption et le renforcement de politiques, dont des mesures
d’incitation, des réglementations et des directives diététiques, qui encouragent les
gens à adopter un régime sain basé sur des aliments qui peuvent être produits de
manière viable. Étant donné que les politiques visant à rendre les systèmes
alimentaires plus durables peuvent entraîner une hausse des prix alimentaires, les
autorités devraient fournir des compléments de revenu aux personnes pauvres.
Dans le rapport du Secrétaire général sur l’examen des incidences de la maladie
à coronavirus sur les programmes et interventions pour l’application du Programme
d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement dans
le cadre des délibérations sur la population, la sécurité alimentaire, la nutrition et le
développement durable (E/CN.9/2021/3), élaboré par le FNUAP, on révèle que la
pandémie de COVID-19 a porté un coup à la sécurité alimentaire aux quatre coins du
monde et qu’elle annulera probablement les progrès récemment réalisés à l’échelle
mondiale vers l’élimination de la faim d’ici à 2030. En aggravant la pauvreté, en
perturbant l’exécution des programmes de sant�� publique et d’alimentation scolaire
et en mettant en péril des programmes nutritionnels de première importance, axés
notamment sur l’enrichissement des aliments, la pandémie aura pour conséquence
l’augmentation du nombre de personnes souffrant d’une forme ou d’une autre de
malnutrition, notamment la carence en micronutriments, et de la prévalence du
surpoids et de l’obésité. On s’attend à des répercussions considérables relatives à la
santé et à la souffrance humaines, notamment une détérioration de la situation en
matière de nutrition maternelle et infantile, avec des conséquences irréversibles sur
les facultés d’apprentissage, la productivité et le bien-être. Nombre de programmes
innovants destinés à préserver la sécurité alimentaire et la nutrition en période de
COVID-19 sont prometteurs, mais ne sont pas encore exécutés à l’échelle voulue. De
nouvelles solutions sont nécessaires, mais elles ne devraient pas éclipser des
programmes éprouvés et d’un excellent rapport coût-efficacité, mais pourtant
insuffisamment financés avant même que ne se déclenche la pandémie de COVID -19,
en particulier ceux portant sur les thèmes suivants : la santé sexuelle et reproductive ;
la santé et la nutrition de la mère, des nouveau -nés, des enfants et des adolescents ;
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