A/HRC/RES/56/8
climatiques, y compris grâce au déploiement et au transfert de technologies, et en venant en
aide aux pays en développement,
Se félicitant de l’élaboration d’un programme de travail et de la tenue d’un dialogue
ministériel annuel sur la transition juste à la vingt-septième session de la Conférence des
Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques,
Conscient que des transitions justes peuvent contribuer à obtenir des résultats
d’atténuation plus solides et équitables, grâce à des approches adaptées aux différentes
situations, et faisant observer qu’une transition juste pour la population active, la création
d’emplois décents et de qualité et la diversification économique sont essentiels pour
maximiser les effets positifs et réduire au minimum les effets négatifs des mesures de riposte,
et que les stratégies de promotion d’une transition juste et de la diversification économique
doivent être mises en œuvre compte tenu des circonstances et du contexte propres à chaque
pays,
Considérant les possibilités, les difficultés et les obstacles liés au développement
durable et à l’éradication de la pauvreté dans le cadre de la transition mondiale vers de faibles
niveaux d’émissions et vers la résilience face aux changements climatiques, et réaffirmant
l’importance de la coopération internationale comme moyen d’assurer la transition juste vers
la réalisation des objectifs définis dans l’Accord de Paris, notamment grâce à une
augmentation des flux d’investissement et de l’aide financière nécessaire, y compris sous la
forme de financements à faible coût, à un accès accru aux technologies énergétiques propres
et au renforcement des capacités des pays en développement,
Considérant également que les États devraient travailler de concert à l’instauration
d’un système économique international à la fois porteur et ouvert, qui mène à une croissance
économique et à un développement durables, et leur permette ainsi de mieux s’attaquer aux
problèmes posés par les changements climatiques, et constatant qu’il convient d’éviter que
les mesures prises pour lutter contre les changements climatiques, y compris les mesures
unilatérales, constituent un moyen d’imposer des discriminations arbitraires ou injustifiables
sur le plan du commerce international, ou des entraves déguisées à ce commerce,
Constatant en outre l’importance que revêt pour certains la notion de « justice
climatique » dans l’action menée face aux changements climatiques,
Affirmant qu’un accent mis sur l’équité, la justice climatique, la justice sociale,
l’inclusion et l’impératif d’une transition juste peut favoriser l’adaptation, l’adoption de
mesures d’atténuation ambitieuses et la promotion d’un développement résilient face aux
changements climatiques, et soulignant que les résultats en matière d’adaptation sont
meilleurs lorsque l’aide aux régions et aux personnes les plus vulnérables aux aléas
climatiques est accrue, et que l’intégration de l’adaptation au climat dans les programmes de
protection sociale renforce la résilience,
Préoccupé par le fait que les changements climatiques touchent de manière directe et
disproportionnée les femmes et les filles, les enfants, les jeunes, les personnes âgées, les
personnes handicapées, les peuples autochtones, les communautés locales, les migrants, les
personnes vivant dans la pauvreté et d’autres personnes en situation de vulnérabilité, nuisant
à leur bien-être et à l’exercice de nombre de leurs droits humains, et que les mesures prises
pour y remédier peuvent avoir des effets néfastes,
Conscient que l’érosion des moyens de subsistance causée, entre autres causes, par la
destruction d’habitations et d’infrastructures, les pertes matérielles, les pertes de revenus et
la détérioration de la santé humaine et de la sécurité alimentaire, qui sont dues en partie aux
effets néfastes des changements climatiques, est un facteur de déplacement et de migration,
principalement des zones rurales vers les zones urbaines, et pourrait accroître le risque
d’exploitation, notamment de traite de personnes en situation de déplacement, en particulier
de femmes et de filles,
Soulignant que la sécurité sociale est un droit de l’homme et un puissant moyen de
promotion de l’inclusion sociale et de la dignité humaine, en particulier des plus marginalisés,
et soulignant également que l’action menée pour rendre effectif le droit à la sécurité sociale
devrait être inclusive et accessible à tous,
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GE.24-13017