A/HRC/RES/56/8
aux changements climatiques, une action qui respecte et fasse progresser les droits de
l’homme, compte tenu de l’Engagement de Genève sur les droits de l’homme et les
changements climatiques et d’autres initiatives analogues,
Constatant également que des initiatives régionales, sous-régionales et autres qui sont
axées sur la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, comme les
Modalités d’action accélérées des petits États insulaires en développement (Orientations de
Samoa), ont été mises en place et que des travaux ont été menés dans leur cadre,
1.
Constate avec une vive préoccupation que les changements climatiques ont
contribué et continuent de contribuer à l’accroissement de la fréquence et de l’intensité à la
fois des phénomènes météorologiques extrêmes et des phénomènes qui se manifestent
lentement, et que ces phénomènes compromettent le plein exercice des droits de l’homme ;
2.
Insiste sur la nécessité pressante pour les États de continuer, eu égard à leurs
obligations en matière de droits de l’homme, de remédier aux changements climatiques et à
leurs conséquences néfastes pour l’humanité tout entière, en particulier pour les habitants des
pays en développement et pour les personnes particulièrement vulnérables du fait de leur
situation ;
3.
Demande aux États d’examiner, entre autres aspects, les droits de l’homme
dans le contexte de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
et de l’Accord de Paris adopté en vertu de la Convention ;
4.
y adhérer ;
Engage les États qui ne l’ont pas encore fait à ratifier l’Accord de Paris ou à
5.
Est conscient de la nécessité pour tous les pays de prévenir les pertes et
préjudices associés aux effets néfastes des changements climatiques, notamment aux
phénomènes météorologiques extrêmes et aux phénomènes qui se manifestent lentement, de
les limiter autant que possible et d’y remédier, ainsi que du rôle joué par le développement
durable dans la réduction du risque de pertes et de préjudices et, à cet égard, attend avec
intérêt la poursuite de la mise en place du Réseau de Santiago et la mise en place de nouvelles
modalités de financement, y compris d’un fond permettant de faire face aux pertes et
préjudices, qui a été créé à Charm el-Cheikh à la vingt-septième session de la Conférence des
Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à la
quatrième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à
l’Accord de Paris et qui est destiné à aider les pays en développement particulièrement
vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à remédier aux pertes et
préjudices associés à ces effets néfastes, dans le contexte des décisions pertinentes de la
Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques et de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord
de Paris ;
6.
Demande une diminution forte et rapide des émissions mondiales, qui est
nécessaire pour prévenir et limiter autant que possible les pertes et préjudices causés par les
phénomènes météorologiques extrêmes et les phénomènes qui se manifestent lentement ayant
des incidences néfastes sur l’exercice des droits de l’homme, ainsi que pour y remédier ;
7.
Demande aux États de renforcer la coopération et l’assistance internationales
et réaffirme qu’il est urgent d’intensifier l’action menée et l’aide apportée pour promouvoir
l’adoption de mesures d’atténuation et d’adaptation, en particulier dans les domaines du
financement, du transfert de technologies et du renforcement des capacités, et pour aider les
pays en développement, surtout ceux qui sont particulièrement vulnérables face aux effets
néfastes des changements climatiques, à prévenir les pertes et préjudices liés à ces effets
néfastes, à les limiter autant que possible et à y remédier ;
8.
Exhorte les États à adopter, à la vingt-neuvième session de la Conférence des
Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, un nouvel
objectif chiffré collectif de financement de l’action climatique, afin d’aider les pays en
développement à mener leurs initiatives en matière d’adaptation et d’atténuation, notamment
dans l’optique d’une transition juste entre une économie à forte intensité de carbone et une
économie à faible intensité de carbone ;
GE.24-13017
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