A/HRC/RES/26/5 Soulignant que les périodes de crise économique et financière posent des difficultés supplémentaires pour ce qui est de promouvoir la participation et la représentation des femmes sur un pied d’égalité dans les domaines de la vie économique, politique et sociale, 1. Salue l’action menée par le Groupe de travail chargé de la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique, et prend note avec satisfaction de son rapport1, axé sur la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la vie économique et sociale; 2. Affirme que la réalisation des droits de l’homme nécessite la participation pleine, effective et concrète des femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, à tous les aspects de la vie économique et sociale; 3. Engage les États à prévoir, s’il y a lieu, des mesures spéciales ou des mesures d’action positive visant à assurer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans la vie économique et sociale, dans le cadre d’une démarche globale à l’échelle du système, fondée sur la non-discrimination, l’égalité des chances et l’égalité de traitement; 4. Engage aussi les États à promouvoir les droits des femmes et des filles et à soutenir leur autonomisation en adoptant, s’il y a lieu, un ensemble cohérent de politiques sociales et économiques tenant compte des différences entre les sexes, axées sur la famille, le lieu de travail et le marché, et en luttant contre la pauvreté et l’exclusion sociale en vue d’éliminer les obstacles structurels et les inégalités auxquels les femmes et les filles se heurtent et d’assurer par là même leur participation durable et à long terme à la vie économique et sociale; 5. Engage en outre les États à promouvoir des réformes, l’efficacité des mécanismes institutionnels et la bonne gouvernance, et à accélérer la mise en œuvre des cadres juridiques et des politiques visant à assurer l’égalité et l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles, y compris des lois relatives à la nationalité; 6. Souligne que l’interdiction de la discrimination contre les femmes fondée sur le sexe, la grossesse, la maternité, la parentalité ou les soins à la famille doit être respectée à l’égard de toutes les femmes dans tous les secteurs d’emploi, y compris le secteur informel; 7. Prie les États de prendre des mesures pour éliminer les obstacles liés à la maternité et à la charge disproportionnée de travail non rémunéré que représentent les soins à la famille, qui privent les femmes de perspectives économiques, de sorte que les hommes et les femmes puissent choisir comment répartir entre eux les obligations professionnelles et familiales afin, pour les uns comme pour les autres, de pouvoir concilier vie de famille et vie professionnelle; 8. Exhorte les États à prendre des mesures pour réduire la proportion de femmes dans le secteur informel, en mettant l’accent sur la participation des femmes à la vie économique et en accroissant les perspectives économiques des femmes, en particulier leurs possibilités de travailler dans le secteur formel, afin de promouvoir l’égalité entre les sexes; 9. Recommande aux États de soutenir l’entrepreneuriat des femmes, notamment par des services de formation et d’information et des facilités de crédit et d’épargne, et en assurant aux femmes des droits égaux sur les ressources afin de leur garantir égalité et bien-être; 10. Recommande également aux États de promouvoir et protéger les droits des femmes en veillant à ce qu’elles aient accès à la sécurité sociale tout au long de leur vie; 1 GE.14-08235 A/HRC/26/39. 3

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents