A/RES/65/229 2. Si une détenue demande à être examinée ou traitée par une femme médecin ou une infirmière, sa demande doit être satisfaite dans la mesure du possible, sauf lorsque la situation exige une intervention médicale d’urgence. Si l’examen est effectué par un homme, contrairement aux desiderata de la détenue, un membre du personnel de sexe féminin doit y assister. Règle 11 1. Le personnel médical est le seul présent lors des examens médicaux, sauf si le médecin estime que les circonstances sont exceptionnelles ou qu’il demande la présence d’un membre du personnel pénitentiaire pour des raisons de sécurité ou encore si la détenue demande expressément une telle présence comme indiqué au paragraphe 2 de la règle 10 ci-dessus. 2. Si la présence d’un membre du personnel pénitentiaire non médical est nécessaire lors d’un examen médical, il doit être fait appel à une femme et l’examen doit être réalisé de manière à garantir le respect de la vie privée, la dignité et la confidentialité. c) Santé mentale et soins correspondants Règle 12 De vastes programmes de soins de santé mentale et de réadaptation personnalisés et tenant compte des différences entre les sexes et des traumatismes subis doivent être offerts, en prison ou en milieu non carcéral, aux détenues nécessitant des soins de santé mentale. Règle 13 Le personnel pénitentiaire doit être sensibilisé aux situations susceptibles d’être particulièrement difficiles pour les femmes, de sorte qu’il soit réceptif et veille à ce que celles-ci reçoivent le soutien voulu. d) Prévention de la transmission du VIH, traitement, soins et soutien en cas d’infection à VIH Règle 14 Pour l’élaboration de mesures pour faire face au VIH/sida dans les établissements pénitentiaires, les programmes et services doivent répondre aux besoins particuliers des femmes et porter notamment sur la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. Dans ce contexte, les autorités pénitentiaires doivent encourager et appuyer la mise au point d’initiatives concernant la prévention, le traitement et les soins, telles que l’éducation par les pairs. e) Programmes de traitement des toxicomanies Règle 15 Les services de santé pénitentiaires doivent offrir ou faciliter des programmes de traitement spécialisés pour les femmes toxicomanes, en tenant compte de leur passé de victimes, des besoins particuliers des femmes enceintes et des femmes accompagnées d’enfants, ainsi que de la diversité des milieux culturels. 12

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