A/RES/57/306 femmes et les enfants, vulnérables à l’exploitation sexuelle et à d’autres formes d’exploitation ; 3. Condamne toutes les formes d’exploitation de réfugiés et de personnes déplacées, en particulier l’exploitation sexuelle, et demande que les responsables de ces actes déplorables soient traduits en justice ; 4. Souligne la nécessité de créer en cas de crise humanitaire un environnement exempt de toute exploitation et de toute violence sexuelles, notamment en intégrant aux fonctions de protection et d’assistance dévolues à l’ensemble des agents des organismes humanitaires et du personnel de maintien de la paix le devoir de prévenir et de gérer ces abus ; 5. Prend note avec satisfaction du Plan d’action2 élaboré par le Groupe de travail pour la protection contre l’exploitation et la violence sexuelles dans les situations de crise humanitaire constitué par le Comité permanent interorganisations, et encourage toutes les institutions concernées à mettre ce plan d’action en application de manière effective et appropriée ; 6. Prie le Secrétaire général de veiller à ce que les mesures correctives et préventives prises, comme suite aux recommandations du Bureau des services de contrôle interne, par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires opérationnels, le Comité permanent interorganisations et le Département des opérations de maintien de la paix du Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies s’appliquent également, selon qu’il conviendra, à toutes les missions de maintien de la paix, tous les camps de réfugiés, toutes les activités relatives aux réfugiés et toutes les autres opérations humanitaires ; 7. Prie également le Secrétaire général de veiller à ce que, afin de donner suite aux recommandations du Bureau des services de contrôle interne, des procédures précises et uniformes soient en place dans toutes les missions de maintien de la paix et opérations humanitaires des Nations Unies pour que les cas d’exploitation sexuelle et autres délits connexes soient signalés et fassent l’objet d’enquêtes en toute impartialité ; 8. Encourage tous les organismes, fonds et programmes des Nations Unies, ainsi que les institutions spécialisées et les organisations non gouvernementales, à faire figurer dans les codes de conduite les responsabilités particulières qui incombent aux agents d’aide humanitaire pour ce qui est de prévenir l’exploitation et la violence sexuelles et de gérer ces abus, et à adopter les procédures disciplinaires voulues pour sanctionner de tels actes s’ils se produisent ; 9. Estime que, dans leurs domaines de compétence respectifs, les organismes et institutions des Nations Unies et les pays fournissant des contingents partagent la responsabilité de faire en sorte que tout agent soit tenu comptable des actes d’exploitation sexuelle et infractions connexes commis dans l’exercice de ses fonctions dans le cadre d’opérations humanitaires ou de maintien de la paix ; 10. Prie le Secrétaire général de donner suite aux recommandations du Bureau des services de contrôle interne en tenant un dossier des enquêtes menées sur des actes d’exploitation sexuelle ou des infractions connexes commis par du personnel humanitaire ou de maintien de la paix, quels que soient l’âge et le sexe des victimes, et de toutes les mesures prises à la suite de ces enquêtes ; _______________ 2 2 Voir A/57/465, annexe I.

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