Les océans et le droit de la mer A/RES/72/73 125. Engage les États à assurer l’application effective du droit international applicable à la lutte contre la piraterie tel que le consacre la Convention, les invite à prendre en application de leur droit interne des mesures prop res à faciliter, dans le respect du droit international, la capture et la poursuite des personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de piraterie ou d’avoir financé ou facilité de tels actes, en tenant compte des autres instruments pertinents compatibles avec la Convention, et les engage à coopérer selon que de besoin en vue de développer leur législation interne dans ce domaine ; 126. Invite tous les États, l’Organisation maritime internationale, l’Organisation internationale du Travail et les autres organisations et institutions internationales compétentes à adopter ou à recommander, selon le cas, des mesures propres à protéger les intérêts et le bien-être des gens de mer et des pêcheurs qui ont été retenus captifs par des pirates, notamment en ce qui concerne les soins dont ils ont besoin après leur libération et leur réintégration au sein de la société ; 127. Prend note de la coopération qui existe entre l’Organisation maritime internationale, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et la Division en vue de l’établissement d’un recueil des lois nationales réprimant la piraterie, note que les textes de lois reçus par le Secrétariat ont été affichés sur le site Web de la Division, et engage les organismes susmentionnés à continuer de coopérer en vue d’aider les États Membres qui le souhaitent à renforcer leurs lois nationales sur la piraterie ; 128. Constate la poursuite des initiatives nationales, bilatérales et trilatérales, ainsi que de l’action des mécanismes de coopération régionale visant à lutter, conformément au droit international, contre les actes de piraterie, y compris contre le financement et la facilitation de ces actes, et contre les vols à main armée commis en mer, et engage les États à s’employer immédiatement à adopter, à conclure et à appliquer au niveau régional des accords de coopération pour lutter contre la piraterie et les vols à main armée visant des navires ; 129. Se déclare gravement préoccupée par les conditions inhumaines dans lesquelles les otages sont retenus en captivité et par les conséquences préjudiciables qui en découlent pour leur famille, demande la libération immédiate de toutes les personnes prises en otage en mer, et souligne l’importance de la coopération entre États Membres concernant la question de la prise d’otages en mer ; 130. Se réjouit, à cet égard, du travail que mène actuellement le Programme d’aide aux otages de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, financé par le Conseil du Fonds d’affectation spéciale destiné à soutenir les initiatives prises par les États pour lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes, afin d’obtenir la libération des gens de mer qui y ont été pris en otage 51 ; 131. Se réjouit également des succès remportés récemment dans la lutte contre les actes de piraterie et les vols à main armée commis au large de la Somalie à la faveur d’efforts menés aux niveaux mondial et régional, q ui ont permis de faire baisser de manière constante depuis 2011 le nombre d’attaques et de détournements, demeure à cet égard vivement préoccupée par la menace que font peser les actes de piraterie et les vols à main armée sur cette région, prend note de l ’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2383 (2017) du 7 novembre 2017, ainsi que des déclarations du Président du Conseil de sécurité en date des 25 août 2010 52 et __________________ 51 52 Voir S/2013/623, par. 11 à 13, et S/2014/740, par. 10. S/PRST/2010/16 ; voir Résolutions et décisions du Conseil de sécurité, 1 er août 2010-31 juillet 2011 (S/INF/66). Error! No document variable supplied. 25/60

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