Les océans et le droit de la mer A/RES/72/73 196. Encourage les États, agissant séparément ou en collaboration avec des organisations et organes internationaux compétents, à développer leur activité scientifique pour mieux comprendre les effets des changements climatiques sur le milieu marin et sa diversité biologique, à appuyer les efforts continus de coordination des travaux scientifiques visant à étudier et à réduire au minimum les effets de l’acidification des océans, et à trouver les moyens de s’y adapter en tenant compte selon qu’il convient du principe de précaution et de l’approche écosystémique ; 197. Constate que les puits de carbone bleu que constituent certains écosystèmes côtiers, tels que les mangroves, les marais littoraux e t les herbes marines, jouent un rôle crucial dans l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets, grâce au piégeage du carbone, et aident de façon décisive à renforcer la résilience des écosystème côtiers face à l’acidification des océans, note que ces écosystèmes offrent de nombreux autres avantages, notamment des moyens de subsistance durables, la sécurité alimentaire et la prése rvation de la diversité biologique, ainsi que la protection du littoral, et encourage les États et les institutions et organisations internationales compétentes à collaborer afin de protéger et de restaurer ces écosystèmes côtiers ; 198. Se félicite de l’Accord de Paris 90 et de son entrée en vigueur rapide le 4 novembre 2016, invite toutes les parties à l’appliquer intégralement, engage les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques 91 qui ne l’ont pas encore fait à déposer leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, selon qu’il convient, dès que possible, et estime qu’il importe de sensibiliser l’opinion aux effets néfastes des changements climatiques sur le milieu marin, la biodiversité marine et le niveau des mers ; 199. Se félicite également, à cet égard, de la tenue à Bonn (Allemagne), du 6 au 17 novembre 2017, de la vingt-troisième Conférence des Parties à la Conventioncadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de la treizième Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto et de la deuxième partie de la première Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord de Paris ; 200. Engage les États qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties aux accords internationaux visant à préserver le milieu marin et ses ressources biologiques et à les protéger de l’introduction d’organismes aquatiques nuisibles et d’agents pathogènes, de la pollution marine de toute origine, y compris le déversement de déchets et d’autres matières, et d’autres formes de dégradation physique, ainsi qu’aux accords concernant la préparation aux pollutions marines, les interventions et la coopération en la matière et comportant des dispositions relatives à la responsabilité civile et la réparation des dommages causés par la pollution des mers, et les engage également à adopter les mesures qui s’imposent, conformément au droit international, y compris à la Convention, pour faire appliquer et respecter les règles énoncées dans ces accords ; 201. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États ont pris note de la grave menace que représentent les espèces exotiques envahissantes pour les ressources et les écosystèmes marins et se sont engagés à mettre en place des mesures visant à en prévenir l’introduction et à en gérer les conséquences négatives pour l’environnement, notamment les mesures adoptées dans le cadre de l’Organisation maritime internationale, si nécessaire ; __________________ 90 91 Voir FCCC/CP/2015/10/Add.1, décision 1/CP.21, annexe. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1771, n o 30822. Error! No document variable supplied. 37/60

Select target paragraph3