A/RES/72/73
Les océans et le droit de la mer
globalement les activités de renforcement des capacités de recherche scientifique
marine, en particulier dans les pays en développement, compte tenu notamment des
besoins à satisfaire en matière de taxonomie ;
251. Prend note de ce qui a été fait dans le cadre du Mandat de Jakarta sur la
conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine et côtière 113 et
du Programme de travail sur la diversité biologique marine et côtière 114 élaboré au
titre de la Convention sur la diversité biologique et, en ré affirmant le rôle central
qu’elle-même joue dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité
marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, note avec satisfaction
les travaux techniques et scientifiques complémentaires de la Conférence des Parties
à la Convention sur la diversité biologique ;
252. Réaffirme que les États doivent, individuellement ou par l’intermédiaire
des organisations internationales compétentes, examiner d’urgence, sur la base des
meilleures données scientifiques disponibles et du principe de précaution et
conformément à la Convention et aux accords et instruments connexes, les moyens
d’intégrer et d’améliorer la gestion des risques pesant sur la biodiversité des monts
sous-marins, des coraux d’eau froide, des évents hydrothermaux et d’autres
éléments sous-marins ;
253. Note l’adoption, à la treizième réunion de la Conférence des Parties à la
Convention sur la diversité biologique, tenue à Cancun (Mexique) du 4 au
17 décembre 2016, d’un plan de travail spécifique volontaire sur la diversité
biologique dans les zones d’eau froide relevant du champ d’application de la
Convention 115 et invite les Parties à la Convention sur la diversité biologique à
mettre en œuvre ce plan de travail ;
254. Demande aux États et aux organisations internationales de prendre
d’urgence de nouvelles mesures, conformément au droit international, pour
s’attaquer aux pratiques destructrices qui portent atteinte à la biodiversité et aux
écosystèmes marins, notamment aux monts sous-marins, aux évents hydrothermaux
et aux coraux d’eau froide ;
255. Demande aux États de renforcer, dans le respect du droit international et
en particulier de la Convention, la conservation et la gestion de la biodiversité et des
écosystèmes marins, ainsi que leurs politiques nationales relatives aux outils de
gestion par zone, y compris les aires marines protégées ;
256. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États
ont réaffirmé qu’il importait d’adopter des mesures de conservation par zone,
y compris de créer des aires marines protégées, conformément au droit international
et en se fondant sur les meilleures données scientifiques disponibles, afin de
préserver la diversité biologique et d’assurer l’utilisation durable de ses
composantes, et pris acte de la décision X/2 adoptée à l’issue de la dixième réunion
de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, prévoyant
que, d’ici à 2020, 10 pour cent des zones marines et côtières, y compris celles qui
sont particulièrement importantes pour la biodiversité et les services fournis par les
écosystèmes, seront conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs
et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablemen t et d’autres
mesures de conservation par zone efficaces 106 ;
__________________
113
114
115
46/60
Voir A/51/312, annexe II, décision II/10.
Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/7/21, annexe,
décision VII/5, annexe I.
Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/13/25, sect. I,
décision XIII/11, annexe II.
Error! No document variable supplied.