A/HRC/RES/58/28
juin 1967 et des activités qu’elles y déploient aux subventions, prix et instruments financiers
financés par l’Union européenne à partir de 2014 ;
9.
Exhorte tous les États et toutes les organisations internationales à adopter des
politiques assurant le respect de leurs obligations au titre du droit international, y compris celles
énoncées dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice le 19 juillet 2024,
en ce qui concerne la présence illicite d’Israël et toutes les pratiques et mesures israéliennes
illégales dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, en particulier en lien
avec les colonies de peuplement israéliennes et le régime qui leur est associé, ce qui implique
entre autres qu’ils ne doivent pas prêter aide ou assistance à la présence illicite d’Israël dans
le Territoire palestinien occupé et à ses actes illicites, que les États ont l’obligation de veiller,
dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, à ce qu’il soit mis fin
à toute entrave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination
résultant de la présence illicite d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, et que tous les
États parties à la quatrième Convention de Genève doivent s’assurer qu’Israël respecte la
Convention ;
10.
Demande à tous les États :
a)
De faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire
de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967, de ne fournir à Israël aucune
assistance qui serait utilisée pour les colonies de peuplement dans ces territoires, notamment
de ne pas entretenir, en ce qui concerne le Territoire palestinien occupé, y compris
Jérusalem-Est, ou des parties de celui-ci, de relations économiques ou commerciales avec
Israël qui seraient de nature à renforcer la présence illicite de ce dernier dans ce territoire,
et de prendre des mesures, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du
droit international, pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui
aident au maintien de la situation illicite créée par Israël dans le Territoire palestinien
occupé ;
b)
D’appliquer les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de
l’homme en ce qui concerne le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de
prendre les mesures voulues pour prévenir les atteintes aux droits de l’homme qui pourraient
être commises par des entreprises domiciliées sur leur territoire et/ou relevant de leur
juridiction, y compris celles qu’ils détiennent ou contrôlent, enquêter sur ces atteintes,
en sanctionner les auteurs et veiller à ce que les victimes obtiennent réparation et, pour ce
faire, de prendre des mesures efficaces sur les plans stratégique, législatif, réglementaire et
judiciaire, afin que ces entreprises s’abstiennent de commettre des atteintes graves aux droits
humains des Palestiniens ou d’y contribuer, de les permettre ou d’en tirer profit,
conformément à la norme de conduite préconisée dans les Principes directeurs et aux
dispositions juridiques et normes internationales pertinentes, en prenant les mesures
appropriées compte tenu du caractère irréductible des effets néfastes que leurs activités ont
sur les droits de l’homme, notamment en suspendant les activités qu’elles mènent dans le
contexte des colonies ;
c)
De fournir aux particuliers et aux entreprises des informations sur les risques
qu’implique, sur les plans financier et juridique, mais aussi pour leur réputation,
la participation à des activités de colonisation, y compris la possibilité que soit engagée la
responsabilité des personnes morales impliquées dans des atteintes flagrantes aux droits de
l’homme et dans des atteintes aux droits de la personne, que cette participation prenne la
forme de transactions financières, notamment d’investissements étrangers directs, d’achats,
d’importations de produits venant des colonies, d’exportations de produits et services vers
les colonies, d’activités de passation de marchés publics, de prêts, de prestation de services
ou d’autres activités économiques et financières menées dans les colonies de peuplement
israéliennes ou au bénéfice de celles-ci, depuis le territoire national, d’empêcher ces
transactions financières, d’informer les entreprises de ces risques dans l’élaboration de leurs
plans d’action nationaux aux fins de l’application des Principes directeurs relatifs aux
entreprises et aux droits de l’homme, et de veiller à ce que leurs politiques, lois, règlements
et mesures d’application tiennent effectivement compte des risques accrus que suppose la
gestion d’une entreprise dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ;
GE.25-05577
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