Lutte contre l’intolérance, les stéréotypes négatifs,
la stigmatisation, la discrimination, l’incitation à la violence
et la violence fondés sur la religion ou la conviction
A/RES/79/180
tolérance et l’élimination des stéréotypes négatifs, de la stigmatisation, de la
discrimination, de l’incitation à la violence et de la violence fondés sur la religion ou
la conviction,
Considérant que, dans la lutte contre les manifestations d’intolérance, de
discrimination et de violence fondées sur la religion ou la conviction, les premières
mesures importantes à prendre consistent à s’allier pour renforcer l’application des
régimes juridiques en place qui protègent les individus de la discrimination et des
infractions motivées par la haine, à multiplier les initiatives en faveur du dialogue
interreligieux, interconfessionnel et interculturel et à développer l’éducation en
matière de droits humains,
Rappelant la résolution 72/241, intitulée « Un monde contre la violence et
l’extrémisme violent », qu’elle a adoptée par consensus le 20 décembre 2017, saluant
le rôle moteur joué par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science
et la culture en faveur du dialogue interculturel, ainsi que les activités que mènent
l’Alliance des civilisations de l’Organisation des Nations Un ies, la Fondation
euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures à Alexandrie
(Égypte) et le Centre international Roi Abdullah Bin Abdulaziz pour le dialogue
interreligieux et interculturel à Vienne, et rappelant également sa résolution 65/5 du
20 octobre 2010 relative à la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle
proposée par le Roi Abdallah II de Jordanie,
Se félicitant à cet égard de toutes les initiatives internationales, régionales et
nationales visant à promouvoir l’entente interreligieuse, interculturelle et
interconfessionnelle et à lutter contre la discrimination fondée sur la religion ou la
conviction et rappelant l’initiative du Conseiller spécial du Secrétaire général pour la
prévention du génocide sur le rôle des chefs religieux dans la prévention de
l’incitation à la commission de crimes atroces, et la déclaration issue de son colloque
tenu à Fès (Maroc) les 23 et 24 avril 2015, le Processus d’Istanbul relatif à la lutte
contre l’intolérance, la discrimination et l’incitation à la haine ou à la violence
fondées sur la religion ou la conviction, l’annonce, le 6 octobre 2016, de la création
par les Émirats arabes unis de l’Institut international pour la tolérance visant à
promouvoir la tolérance entre nations, la Déclaration sur la jeunesse, la paix et la
sécurité adoptée à Amman le 22 août 2015 et le septième Congrès des dirigeants de
religions mondiales et traditionnelles qui s’est tenu à Astana les 14 et 15 septembre
2022, ainsi que l’initiative lancée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’homme et le document final qui en est issu, à savoir le Plan d’action de
Rabat sur l’interdiction de l’appel à la haine nationale, raciale ou religieus e qui
constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, adopté à
Rabat le 5 octobre 2012 14,
Prenant note avec satisfaction de la poursuite de l’organisation de réunions et
d’ateliers dans le cadre du Processus d’Istanbul et de la promotion de la mise en œuvre
effective de la résolution 16/18 du Conseil des droits de l’homme sur la lutte contre
la violence, la discrimination religieuse et l’intolérance au niveau mondial, en
particulier la sixième réunion sur la mise en œuvre de la résolution organisée à
Singapour les 20 et 21 juillet 2016,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 15 ;
2.
Se déclare profondément préoccupée par la persistance de graves
stéréotypes malveillants, du profilage négatif et de la stigmatisation visant certaines
personnes en raison de leur religion ou de leur conviction, ainsi que par les
__________________
14
15
4/6
A/HRC/22/17/Add.4, appendice.
A/79/284.
24-24221