A/RES/73/146 Traite des femmes et des filles 31. Demande aux gouvernements concernés d’affecter des ressources, en tant que de besoin, à des programmes propres à assurer le rétablissement physique et psychologique et la réinsertion sociale des victimes de la traite des êtres humains, notamment à des services de santé en matière sexuelle et procréative qui incluent des soins et services d’accompagnement pour le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles, sans stigmatisation ni discrimination, ainsi que des informations complètes et des services de consultation volontaire, et de prendre des m esures pour coopérer avec les organisations intergouvernementales et non gouvernementales afin d’assurer la prise en charge sociale, médicale et psychologique des victimes tout en protégeant leur vie privée et leur identité ; 32. Demande aux gouvernements de donner davantage de moyens aux femmes et aux filles, notamment aux rescapées de la traite, à tous les stades de l ’action humanitaire, et d’envisager d’offrir aux victimes un accès adéquat à la réparation ; 33. Encourage les gouvernements à prévenir, à combattre et à éliminer la traite des êtres humains dans le contexte des migrations internationales, conformément aux obligations que leur impose le droit international, notamment en identifiant et en aidant les victimes de la traite, et à coopérer avec l es parties prenantes concernées soit pour lancer des campagnes visant à informer les migrants, notamment les femmes migrantes, des risques liés à la traite des êtres humains, soit pour renforcer les campagnes qui existent déjà ; 34. Demande avec insistance aux gouvernements de veiller à la cohérence entre les lois et les mesures relatives à la migration, au travail et à la traite des êtres humains afin de protéger les droits fondamentaux des femmes et des filles migrantes tout au long du processus de migration et d’emploi, ainsi que du processus de rapatriement le cas échéant, et d’assurer une protection efficace contre la traite ; 35. Invite les États à entreprendre, en collaboration avec les entités compétentes des Nations Unies, des recherches suppléme ntaires sur les liens entre migration et traite des êtres humains afin de guider la mise au point de politiques et de programmes tenant compte de l’âge et des disparités entre les sexes pour remédier à la vulnérabilité des femmes et des filles migrantes ; 36. Encourage les gouvernements à revoir et mieux faire appliquer, selon qu’il conviendra, la législation du travail et les autres textes pertinents applicables aux activités menées sur leur territoire ou relevant de leur juridiction ayant pour objectif ou pour effet d’obliger les entreprises, y compris les agences de recrutement, à prévenir et combattre la traite des êtres humains dans les chaînes logistiques, à évaluer régulièrement si cette législation est adaptée et à prendre des mesures pour combler toute lacune ; 37. Invite les milieux d’affaires à envisager d’adopter des codes de déontologie destinés à garantir un travail décent et à prévenir toute forme d’exploitation qui favorise la traite des êtres humains ; 38. Encourage les gouvernements à intensifier leur collaboration avec les organisations non gouvernementales, notamment avec les organisations de femmes, pour élaborer et appliquer en faveur des victimes de la traite des êtres humains des programmes de conseil, de formation et de réinsertion qui tiennent co mpte de leur sexe et de leur âge, ainsi que des programmes offrant aux victimes effectives ou potentielles un gîte et des services d’assistance téléphonique, tout en protégeant leur vie privée et leur identité ; 39. Exhorte les gouvernements à assurer ou améliorer la formation des agents de la force publique, des membres de l’appareil judiciaire, des agents des services d’immigration et des autres fonctionnaires intervenant dans l ’action destinée à 12/14 18-22183

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