A/RES/52/173
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Profondément alarmée par le fait que le nombre de mines posées chaque année, s'ajoutant au grand
nombre de mines et autres engins non explosés datant de conflits armés, dépasse de loin celui des mines qui
peuvent être neutralisées durant le même laps de temps, et convaincue par conséquent que la communauté
internationale doit d'urgence intensifier ses efforts de déminage,
Notant les décisions adoptées par la Conférence des Parties chargée de l'examen de la Convention sur
l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme
produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination4, en particulier celles qui
ont trait au Protocole II se rapportant à la Convention et à l'inclusion dans la version modifiée du Protocole5
d'un certain nombre de dispositions revêtant une grande importance pour les opérations de déminage,
notamment les spécifications concernant la détectabilité,
Rappelant que les États parties ont déclaré, lors de la Conférence chargée de l'examen de la Convention,
qu'ils étaient déterminés à maintenir les dispositions du Protocole II à l'étude afin de garantir qu'il soit fait
droit aux préoccupations concernant les armes qu'il vise, et qu'ils encourageraient l'Organisation des
Nations Unies et d'autres organisations à poursuivre les efforts qu'elles font pour traiter tous les problèmes
que soulèvent les mines terrestres,
Rappelant également que la Conférence stratégique internationale d'Ottawa, tenue sur le thème «Vers
l'interdiction complète des mines antipersonnel», a adopté le 5 octobre 1996 la Déclaration d'Ottawa6, dans
laquelle les participants se sont engagés à conclure le plus tôt possible un accord international juridiquement
contraignant en vue d'interdire les mines antipersonnel et ont constaté, entre autres choses, que la
communauté internationale doit consacrer beaucoup plus de ressources aux programmes de sensibilisation
au danger des mines, aux opérations de déminage et à l'aide aux victimes, et rappelant la Déclaration de
Bruxelles du 27 juin 1997,
Notant que la Conférence d'Oslo a adopté le 18 septembre 1997 la Convention sur l'interdiction de
l'utilisation, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, dans
laquelle il est souligné, entre autres choses, que les États parties qui sont en mesure de le faire devraient
fournir une assistance aux activités de déminage et activités connexes, aux soins aux victimes des mines et
à leur rééducation, ainsi qu'à leur réinsertion sociale et économique, et aux programmes de sensibilisation au
danger des mines, et notant que la Convention a été ouverte à la signature à Ottawa le 3 décembre 1997 et
qu'elle a été signée par cent vingt-deux États,
Encouragée par les initiatives prises récemment aux conférences d'Elseneur (Danemark), de Bonn
(Allemagne) et de Tokyo, notamment en ce qui concerne l'élaboration de normes et de procédures
internationales pour les opérations de déminage humanitaire, ainsi que la mise au point de nouvelles
techniques de détection et d'enlèvement des mines terrestres et de rééducation des victimes, propres à
permettre à ces opérations de se dérouler dans des conditions de sécurité, d'efficacité et de professionnalisme
accrues dans le monde entier,
Prenant note du Plan d'action sur les mines terrestres adopté par la première Conférence continentale
des experts africains des mines terrestres, tenue à Kempton Park (Afrique du Sud), et de la résolution adoptée
par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Organisation de l'unité africaine, à Harare,
concernant le rapport du Secrétaire général de cette organisation sur la question des mines antipersonnel et
l'action internationale menée pour aboutir à une interdiction totale de ces mines,
4
CCW/CONF.I/16 (Partie I).
5
Ibid., annexe B.
6
A/C.1/51/10, annexe I.
/...