Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique : progrès
accomplis dans la mise en œuvre et appui international
A/RES/71/320
demande aux partenaires de développement, dont les organismes des Nations Unies,
de soutenir les efforts de l’Afrique, y compris les initiatives d’immunisation et de
surveillance de la maladie;
11. Constate que la maladie à virus Ebola a eu de graves conséquences
socioéconomiques en Afrique de l’Ouest, notamment pour la prestation des services
de base et les activités économiques, note avec une vive préoccupation qu’elle
pourrait remettre en cause les progrès que les pays touchés ont faits ces dernières
années en matière de développement, de consolidation de la paix, de renforcement
de la stabilité politique et de reconstruction de l’infrastructure socioéconomique, et
demande que des mesures efficaces soient prises et que des investissements ciblés
soient engagés pour surmonter les difficultés et appuyer les priorités en matière de
relèvement, sachant notamment qu’il importe de maintenir en place de solides
systèmes de surveillance et de riposte, et de renforcer les systèmes de santé
nationaux afin de prévenir le déclenchement d’épidémies, de lutter contre elles et de
protéger les populations, particulièrement dans les pays les plus touchés,
conformément aux recommandations issues de la Conférence internationale sur le
relèvement après l’Ebola, tenue à New York le 10 juillet 2015;
12. Souligne qu’il importe d’améliorer la santé maternelle et infantile et, à
cet égard, accueille avec satisfaction la Déclaration sur l’élimination des décès
évitables d’enfants et de mères en Afrique, adoptée par la Conférence des chefs
d’État et de gouvernement de l’Union africaine à sa vingt -troisième session
ordinaire, qui s’est tenue à Malabo les 26 et 27 juin 2014;
13. Réaffirme que la réalisation de l’égalité des sexes, l’autonomisation des
femmes et des filles et le plein exercice de leurs droits fondamentaux sont des
facteurs essentiels à la réalisation d’une croissance économique et d’un
développement durables, ouverts à tous et équitables, réaffirme également la
nécessité d’intégrer le souci de l’égalité des sexes, notamment au moyen de mesures
et d’investissements ciblés, dans l’élaboration et la mise en œuvre de toutes les
politiques financières, économiques, environnementales et sociales, et prend à
nouveau l’engagement d’adopter et de consolider des politiques viables, une
législation ayant force exécutoire et des mesures novatrices en vue de promouvoir
l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles à tous les niveaux,
d’assurer à la femme les mêmes droits, les mêmes accès et les mêmes possibilités de
participation et de prise de décisions dans le domaine économique qu’à l’homme et
d’éliminer la violence et la discrimination sexistes sous toutes leurs formes;
14. Salue la Déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation
accélérées de l’agriculture en Afrique pour une prospérité partagée et de meilleures
conditions de vie et la Déclaration sur la sécurité nutrit ionnelle pour une croissance
économique inclusive et un développement durable en Afrique, adoptées par la
Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à sa vingt troisième session ordinaire, ainsi que la stratégie et la feuille de ro ute de l’Union
africaine visant à faciliter la concrétisation des engagements pris à Malabo en 2014
en faveur de l’agriculture, présentées à la vingt -quatrième session ordinaire de la
Conférence des chefs d’État et de gouvernement, en janvier 2015 ;
15. Se déclare préoccupée par les répercussions néfastes que la fragilité et le
ralentissement de la croissance et du commerce mondiaux continuent d’avoir,
notamment sur le développement, sachant que l’économie mondiale demeure dans
une phase difficile marquée par de nombreux facteurs de risque, notamment les
sorties de capitaux des économies émergentes et en développement, les cours des
produits de base qui restent bas, des taux de chômage élevés, en particulier chez les
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