A/RES/55/175
9.
Demande à toutes les autres parties à des conflits armés d’assurer,
conformément aux obligations que leur imposent les Conventions de Genève de
1949 8 et les Protocoles additionnels s’y rapportant9, la sécurité et la protection du
personnel humanitaire, du personnel des Nations Unies et du personnel associé, de
se garder de les enlever ou de les maintenir en captivité en violation de l’immunité
que leur confèrent les conventions citées dans la présente résolution et du droit
international humanitaire applicable, et de libérer rapidement, indemnes, tous ceux
qui auraient été enlevés ou maintenus en captivité;
10. Demande à tous les États d’envisager de signer ou de ratifier le Statut de
Rome de la Cour pénale internationale10;
11. Réitère que tous les membres du personnel humanitaire, du personnel des
Nations Unies et du personnel associé sont tenus de respecter la législation du pays
où ils exercent leur activité et d’y obéir, conformément au droit international et à la
Charte des Nations Unies;
12. Invite tous les États à promouvoir un climat de respect de la sécurité du
personnel des Nations Unies et du personnel humanitaire;
13. Prie le Secrétaire général de prendre les mesures voulues relevant de ses
attributions pour faire en sorte que les questions de sécurité soient systématiquement
prises en compte dans l’organisation des opérations déjà en cours ou nouvellement
lancées, et que les précautions prises s’étendent à tous les membres du personnel des
Nations Unies et du personnel associé;
14. Prie également le Secrétaire général de prendre les mesures voulues pour
garantir que le personnel des Nations Unies et les autres personnes agissant dans le
cadre de l’exécution du mandat d’une opération des Nations Unies soient
convenablement informés des conditions dans lesquelles ils sont appelés à travailler,
notamment en ce qui concerne les coutumes et traditions utiles à connaître du pays
où ils se trouvent, et des règles qu’ils sont tenus de respecter, notamment celles
qu’imposent la législation du pays et le droit international, et qu’ils reçoivent une
formation suffisante dans les domaines de la sécurité, des droits de l’homme et du
droit humanitaire, afin qu’ils exercent leurs activités dans de meilleures conditions
de sécurité et d’efficacité, et réaffirme qu’il faut que tous les organismes d’aide
humanitaire prennent des mesures analogues à l’appui de leur propre personnel;
15. Souligne qu’il faut veiller à ce que tous les fonctionnaires des Nations
Unies reçoivent une formation adéquate en matière de sécurité avant leur
déploiement sur le terrain, s’attacher, à titre prioritaire, à améliorer les services de
soutien antistress qui leur sont offerts, notamment par la mise en œuvre d’un
programme de formation systématique en matière de sécurité et de gestion du stress
à l’intention du personnel de tout le système des Nations Unies, et mettre à la
disposition du Secrétaire général les moyens nécessaires à cet effet;
16. Engage tous les États à verser des contributions au Fonds d’affectation
spéciale pour la sécurité du personnel du système des Nations Unies;
17. Réaffirme qu’il faut renforcer le Bureau du Coordonnateur des Nations
Unies pour les questions de sécurité, et se félicite que le Secrétaire général ait
recommandé, afin que le Bureau soit mieux à même de s’acquitter de ses tâches, de
nommer un coordonnateur à plein temps avec le concours du Bureau de la
coordination des affaires humanitaires du Secrétariat et des organismes compétents
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