A/RES/78/203
Le droit au développement
Rappelant en outre la résolution 35/21 du Conseil des droits de l’homme, en
date du 22 juin 2017, sur la contribution du développement à la jouissance de tous les
droits de l’homme 13,
Rappelant la dix-huitième Conférence des chefs d’État et de gouvernement des
pays non alignés, tenue à Bakou (Azerbaïdjan) les 25 et 26 octobre 2019, et les
précédentes réunions au sommet et conférences à l’occasion desquelles les États
membres du Mouvement des pays non alignés ont souligné qu’il fallait assurer la
concrétisation du droit au développement à titre prioritaire, notamment en
promouvant l’élaboration, par les mécanismes compétents, d’une convention sur le
droit au développement tenant compte des recommandations issues des initiatives
menées dans ce domaine,
Réaffirmant son appui indéfectible au Nouveau Partenariat pour le
développement de l’Afrique 14 , qui constitue un cadre de développement pour
l’Afrique,
Profondément préoccupée par les effets néfastes des crises économique et
financière mondiales sur l’exercice du droit au développement,
Rappelant à cet égard les résolutions du Conseil des droits de l’homme sur les
effets de la dette extérieure et des obligations financières internationales connexes
des États sur le plein exercice de tous les droits de l’homme, en particulier des droits
économiques, sociaux et culturels,
Sachant que la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) est l’un des
plus grands défis mondiaux de l’histoire de l’Organisation des Nations Unies, et
notant avec une profonde inquiétude ses effets sur la santé physique et la mortalité,
sur la santé mentale et sur le bien-être, ainsi que ses retombées néfastes sur les besoins
humanitaires à l’échelle mondiale, sur l’exercice des droits humains et dans toutes les
sphères de la société, notamment en ce qui concerne les moyens de subsistance, la
sécurité alimentaire et la nutrition et l’éducation, l’aggravation de la pauvreté et de la
faim, les perturbations de l’économie, du commerce, des sociétés et de
l’environnement, et le creusement des inégalités économiques et sociales à l’intérieur
des pays et entre eux,
Constatant que les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus touchés par
la pandémie et que l’effet de la crise a annulé des acquis arrachés de haute lutte en
matière de développement et de droits humains et empêché de progresser dans la
réalisation des objectifs de développement durable, ainsi que d’accomplir des progrès
au regard du droit au développement,
Profondément préoccupée par l’inégalité d’accès des pays en développement à
des vaccins contre la COVID-19 qui soient sûrs, de qualité, efficaces, pratiques,
accessibles et abordables, et soulignant que la réalisation du droit au développement
permettrait de favoriser l’égalité d’accès des pays en développement aux vaccins et
aux autres moyens permettant de lutter contre la pandémie et de s’en relever, et qu’il
faut renforcer le soutien aux initiatives nationales, bilatérales, régionales et
multilatérales qui visent à accélérer la mise au point et la production de moyens de
diagnostic, de thérapies et de vaccins efficaces contre la COVID -19 et l’accès
équitable à ceux-ci,
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Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-douzième session, Supplément n o 53
(A/72/53), chap. V, sect. A.
A/57/304, annexe.
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