A/HRC/RES/58/2
notamment des violences sexuelles généralisées, en particulier à l’égard des femmes et des
filles,
Rappelant l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des
détenus (Règles Nelson Mandela) et les Règles des Nations Unies concernant le traitement
des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles
de Bangkok), et demandant que ces règles soient respectées,
Rappelant également l’interdiction, énoncée dans le droit international humanitaire,
des transferts forcés individuels et collectifs et de la déportation de personnes protégées hors
d’un territoire occupé, ainsi que l’interdiction du transfert par la Puissance occupante d’une
partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe,
Déplorant la pratique consistant à refuser de restituer les dépouilles de personnes
tuées et demandant que les dépouilles encore retenues soient rendues aux familles
concernées, conformément au droit international humanitaire et au droit international des
droits de l’homme,
Saluant le travail des acteurs de la société civile, des avocats, des journalistes et autres
professionnels des médias, des organisations humanitaires et des défenseurs des droits de
l’homme palestiniens, israéliens et internationaux visant à mettre en évidence et à combattre
les violations du droit international dans le Territoire palestinien occupé, y compris
Jérusalem-Est, et déplorant que des personnes protégées soient délibérément prises pour cible
par Israël, Puissance occupante,
Se déclarant profondément préoccupé par le fait que la désinformation propagée par
des États et des acteurs soutenus par des États, y compris des médias internationaux, peut
aller de pair avec de graves violations du droit international et porter atteinte à la jouissance
des droits de l’homme, en particulier en période de conflit armé,
Convaincu de la nécessité d’une présence internationale chargée de suivre la situation,
de concourir à mettre un terme à la violence et à protéger la population civile palestinienne
et d’aider les parties à appliquer les accords conclus, et soulignant l’importance des
organisations non gouvernementales palestiniennes, israéliennes et internationales, qui
jouent un rôle déterminant dans les efforts de surveillance, de protection et d’assistance
entrepris par la communauté internationale en matière de droits de l’homme, et se déclarant
préoccupé par la décision prise par Israël d’interdire ou de discréditer certaines organisations
non gouvernementales,
1.
Exige qu’Israël, Puissance occupante, mette fin à sa présence illicite dans le
Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, dans les plus brefs délais, et souligne
que tous les efforts visant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien doivent être fondés
sur le respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de
l’homme, ainsi que des résolutions pertinentes des Nations Unies ;
2.
Exige également qu’Israël lève immédiatement son blocus illégal de la bande
de Gaza et mette fin à toutes les autres formes de châtiment collectif et de siège ;
3.
Déplore la violation par Israël de l’accord de cessez-le-feu et demande que
celui-ci soit respecté et pleinement appliqué, notamment que l’aide humanitaire soit
acheminée sans entrave et que l’approvisionnement de la population palestinienne de la
bande de Gaza en produits de première nécessité soit rétabli d’urgence, y compris pour que
celle-ci puisse retourner dans toutes les parties de Gaza et que les efforts de redressement et
de reconstruction puissent démarrer immédiatement ;
4.
Demande à tous les États de prendre immédiatement des mesures pour
empêcher la poursuite du transfert forcé de Palestiniens à l’intérieur ou à partir de la bande
de Gaza, conformément aux obligations qui leur incombent au regard du droit international ;
5.
Condamne l’utilisation de la famine comme méthode de guerre contre la
population civile dans la bande de Gaza, le refus illégal d’accès humanitaire, l’entrave
délibérée à l’acheminement des secours et la privation d’accès des civils aux biens
indispensables à leur survie, notamment la nourriture, l’eau, l’électricité, le carburant et les
télécommunications, par Israël, Puissance occupante ;
GE.25-05377
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