Examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies
A/RES/72/284
dialogue et la coopération à l’échelle interrégionale et à envisager d’utiliser, selon
qu’il convient, les pratiques optimales que d’autres régions ont établies dans le cadre
de leurs activités antiterroristes, compte tenu de leur propre situation régionale et
nationale ;
65. Engage tous les États Membres à collaborer avec le Centre des Nations
Unies pour la lutte contre le terrorisme et à contribuer à l’exécution de ses activités
au sein de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme (les entités signataires du
Pacte mondial de coordination contre le terrorisme), notamment en élabor ant,
finançant et réalisant des projets de renforcement des capacités de façon à intensifier
et à systématiser la lutte contre le terrorisme à l’échelle nationale, régionale et
mondiale ;
66. Prend note avec satisfaction des activités menées dans le domaine du
renforcement des capacités, notamment en ce qui concerne la lutte contre le
financement du terrorisme, les contrôles aux frontières, la sécurité maritime et
aérienne et l’endiguement des flux de combattants terroristes étrangers, par les entités
des Nations Unies, notamment le Centre des Nations Unies pour la lutte contre le
terrorisme et l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme (les entités signataires du
Pacte mondial de coordination contre le terrorisme), e n particulier l’Organisation des
Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime et INTERPOL, en coordination avec d’autres
organisations internationales, régionales et sous-régionales compétentes, pour aider
les États Membres qui le demandent à appliquer la Stratégie, et engage l ’Équipe
spéciale à fournir une assistance ciblée en matière de renforcement des capacités,
notamment dans le cadre de l’Initiative d’assistance intégrée pour la lutte
antiterroriste ;
67. Rappelle sa résolution 72/194 du 19 décembre 2017 et prend note avec
satisfaction du travail continu qu’exécute l’Office des Nations Unies contre la drogue
et le crime pour aider les États Membres à prévenir et combattre le terrorisme sous
toutes ses formes et dans toutes ses manifestations dans le contexte de la prévention
de la criminalité et de la justice pénale ;
68. Demande à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime,
notamment à son Service de la prévention du terrorisme, de développer encore, en
consultation étroite avec le Comité contre le terrorisme et sa Direction exécutive, ses
prestations techniques aux États Membres qui en font la demande, en vue du
renforcement de leurs capacités pour qu’ils puissent devenir parties aux conventions
et protocoles internationaux relatifs à la prévention et à la répression du terrorisme et
les mettre en œuvre, ainsi que les résolutions de l’Organisation des Nations Unies sur
la question, notamment au moyen de programmes ciblés et d ’activités de formation
répondant à la demande des fonctionnaires de police et de la justice pénale, afin de
leur donner des moyens plus efficaces de prévenir les actes de terrorisme, d ’enquêter
sur ces derniers et de poursuivre leurs auteurs, et de favoriser, dans le cadre de son
mandat, la mise en place d’initiatives auxquelles collaborer ainsi que la conception
d’instruments et de publications techniques ;
69. Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de tenir
compte, lorsqu’il y a lieu, dans les activités d’assistance technique en matière de lutte
contre le terrorisme qu’il mène à la demande, des éléments nécessaires au
renforcement de capacités nationales de nature à consolider les systèmes de justice
pénale et l’état de droit ;
70. Souligne qu’il est nécessaire de continuer d’aider concrètement les États
Membres à renforcer leurs capacités en matière de lutte contre le terrorisme, constate
à ce propos qu’il convient d’allouer davantage de ressources aux projets de
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