A/RES/67/16 domaines comme l’interconnexion des infrastructures, le contrôle des frontières et l’économie ; Lutte contre les stupéfiants 92. Prend note avec satisfaction des efforts faits par le Gouvernement afghan pour lutter contre la production de drogues en Afghanistan, prend note de l’enquête de 2011 sur la production d’opium en Afghanistan, que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a publié en décembre 2011, demeure très préoccupée par l’accroissement de la culture et de la production illicites de stupéfiants en Afghanistan, essentiellement concentrées dans les zones où les Taliban, Al-Qaida et d’autres groupes et criminels violents et extrémistes sont particulièrement actifs, ainsi que par la poursuite du trafic de drogues et, compte tenu du principe de la responsabilité commune et partagée, souligne que le Gouvernement, aidé en cela par les acteurs internationaux et régionaux ainsi que par la Force, dans le cadre de leur mandat respectif, doit mener une action commune renforcée, mieux coordonnée et plus résolue face à cette menace ; 93. Souligne l’importance que revêt, face au problème de la drogue en Afghanistan, l’adoption d’une démarche globale et équilibrée qui, pour être efficace, doit s’intégrer dans le cadre plus vaste de l’action en faveur de la sécurité, de la gouvernance, de l’état de droit et des droits de l’homme, et du développement économique et social ; 94. Souligne également à cet égard que, pour être couronnée de succès, la lutte contre les stupéfiants en Afghanistan exige des programmes conçus pour donner de nouveaux moyens de subsistance et que, pour donner des résultats durables, les stratégies doivent reposer sur la coopération internationale, et demande instamment au Gouvernement afghan, aidé en cela par la communauté internationale, de promouvoir l’introduction de moyens de subsistance pérennes dans le secteur de production structuré et dans d’autres secteurs et d’élargir l’accès au crédit et au financement dans des conditions durables et raisonnables en milieu rural, ce qui y améliorerait notablement le niveau de vie, la santé et la sécurité des populations ; 95. Constate avec une vive préoccupation les liens étroits entre le trafic de drogues et les activités terroristes des Taliban, d’Al-Qaida et d’autres groupes violents et extrémistes et groupes criminels qui font peser une lourde menace sur la sécurité, l’état de droit et le développement en Afghanistan, et souligne l’importance de la mise en application intégrale de toutes les résolutions du Conseil de sécurité sur la question, notamment les résolutions 1735 (2006) du 22 décembre 2006 et 1822 (2008) du 30 juin 2008 ; 96. Demande à tous les États Membres, à cet égard, de redoubler d’efforts pour réduire la demande de drogues dans leur pays respectif et dans le monde afin de contribuer à éliminer durablement les cultures illicites en Afghanistan ; 97. Souligne qu’il faut empêcher le trafic et le détournement des précurseurs chimiques utilisés dans la fabrication illégale de drogues en Afghanistan, et demande donc que la résolution 1817 (2008) du Conseil de sécurité, en date du 11 juin 2008, soit intégralement appliquée ; 98. Apporte son soutien à la lutte contre le trafic de drogues et de précurseurs en provenance et à destination de l’Afghanistan, des États voisins et des pays situés sur les itinéraires du trafic, y compris au resserrement de la coopération entre ces pays en vue de renforcer les mesures de contrôle des stupéfiants et la surveillance 20

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