A/RES/67/16
pays qui participent à la Force, salue la poursuite de la mise en œuvre des trois
premières phases de la transition, à l’issue desquelles 75 pour cent de la population
afghane vivront dans des zones où les Forces nationales de sécurité afghanes
exerceront la responsabilité principale de la sécurité, attend avec intérêt l’étape
importante de la mi-2013, à laquelle la transition aura été progressivement étendue à
toutes les régions du pays et les forces afghanes assumeront le rôle principal pour ce
qui est d’assurer la sécurité sur tout le territoire, se félicite également de
l’engagement qu’ont pris les partenaires internationaux de l’Afghanistan d’aider le
Gouvernement de ce pays à créer les conditions nécessaires à l’achèvement de la
transition et de continuer à appuyer cette dernière jusqu’à ce que les Forces
nationales de sécurité afghanes soient pleinement en mesure de répondre aux
besoins du pays en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le maintien
de l’ordre, l’application des lois, la sécurité des frontières et la protection des droits
constitutionnels des Afghans, et demande aux États Membres de continuer
d’appuyer la transition en apportant le concours financier et technique nécessaire ;
17. Se félicite également, à cet égard, de la présence de la Force et de la
coalition de l’opération Liberté immuable, salue l’appui qu’elles ont apporté à
l’Armée nationale afghane, ainsi que l’aide fournie à la Police nationale afghane par
les partenaires internationaux, en particulier par l’Organisation du Traité de
l’Atlantique Nord dans le cadre de sa mission de formation en Afghanistan, par la
Mission de police de l’Union européenne en Afghanistan et par la Force de
gendarmerie européenne, de même que dans le cadre d’autres programmes de
formation bilatéraux et, à la faveur de la transition, encourage une coordination plus
poussée selon qu’il conviendra ;
18. Se félicite en outre que le Gouvernement afghan, afin d’assurer la
stabilité et de favoriser un véritable état de droit, se soit engagé à continuer de
mettre en œuvre la Stratégie pour la Police nationale afghane et le plan
correspondant qui, conjugués aux initiatives du Ministère afghan de l’intérieur et du
Conseil international de coordination de la police, définissent les grandes lignes
d’un plan sur dix ans, prévoyant notamment une police de proximité (police-e
Mardumi) destinée à responsabiliser davantage la police et à renforcer ses capacités
de réaction, de détection et de prévention des activités criminelles, de défense des
droits de l’homme et de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des enfants,
afin de disposer d’une police forte et compétente tendant à devenir un organe civil
chargé de l’application des lois qui sera viable, crédible, responsable et capable de
servir la population afghane dans le cadre du système chargé de faire respecter l’état
de droit, l’accent étant mis sur les réformes institutionnelles et administratives
entreprises par le Ministère de l’intérieur, y compris la mise en œuvre de son plan
d’action anticorruption, et sur la formation des cadres, ainsi que pour améliorer la
Police nationale afghane, la communauté internationale continuant à prêter le
concours financier et technique nécessaire ;
19. Demande aux États Membres de continuer de fournir du personnel, du
matériel et d’autres moyens à la Force et d’appuyer comme il se doit l’évolution des
équipes provinciales de reconstruction, en étroite coordination avec le
Gouvernement afghan et la Mission, et remercie ceux qui l’ont déjà fait ;
20. Prend note, dans le contexte de l’approche globale et de la transition en
cours, de l’importance continue de la synergie entre les objectifs de la Mission et
ceux de la Force, et souligne, en particulier, qu’il faut continuer d’entretenir, de
renforcer et d’examiner les relations civiles et militaires entre les acteurs
internationaux, selon les besoins et à tous les niveaux, afin d’assurer la
complémentarité des activités que mènent, en fonction de leurs mandats et
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