Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
A/RES/73/150
continuent d’accueillir, malgré la faiblesse de leurs ressources, un grand nombre de
réfugiés fuyant des crises humanitaires ou se trouvant depuis longtemps dans cette
situation et, à cet égard, sachant gré tout particulièrement aux pays voisins de leur
engagement et de leurs interventions dans les crises humanitaires survenues
récemment sur le continent, se félicitant de l’action menée par les États d’Afrique
pour faciliter le rapatriement librement consenti, l’intégration sur place, la
réinstallation et la réadaptation des réfugiés ainsi que la mise en place de conditions
propices au retour volontaire et à la réintégration durable des réfugiés dans leur pays
d’origine, remerciant l’Organisation des Nations Unies d’avoir assuré la coordination
de l’aide humanitaire, remerciant également les donateurs, le système des Nations
Unies, notamment le Haut-Commissariat, les organisations régionales, les organismes
internationaux, les organisations non gouvernementales et les autres partenaires de
s’être employés sans relâche à trouver des solutions durables pour améliorer le sort
des réfugiés pendant les crises, et rappelant que ces solutions incluent le rapatriement
librement consenti et, lorsque cela est possible et indiqué, l ’intégration sur place et la
réinstallation dans un pays tiers, tout en réaffirmant que la solution privilégiée
demeure le rapatriement librement consenti, accompagné au besoin d’une aide à la
réadaptation et au développement propre à faciliter une réintégration durable,
Notant que c’est aux pays d’accueil qu’il incombe au premier chef d’aider et de
protéger les réfugiés se trouvant sur leur territoire et qu’ils se doivent de redoubler
d’efforts pour définir et mettre en œuvre des stratégies visant à trouver des solutions
globales et durables, en coopérant comme il se doit avec la communauté
internationale et en se répartissant les charges et les responsabilités, et notant
également les efforts consentis par tous les États à cet égard,
Soulignant que c’est aux États qu’il incombe au premier chef d’aider et de
protéger les déplacés qui relèvent de leur compétence et de s’attaquer aux causes
profondes du déplacement des populations, en coopérant comme il se doit avec la
communauté internationale,
Notant qu’il convient d’élargir les possibilités de réinstallation,
Notant également qu’il faut favoriser une intensification de l’action menée en
faveur du rapatriement librement consenti et de l’intégration sur place,
Se félicitant de la poursuite de la mise en œuvre des engagements pris par les
États à la réunion ministérielle intergouvernementale tenue en 2011 pour célébrer le
soixantième anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et
le cinquantième anniversaire de la Convention sur la réduction des cas d ’apatridie de
1961 6,
Réaffirmant les dispositions de sa résolution 69/313 du 27 juillet 2015 sur le
Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale
sur le financement du développement, qui fait partie intégrante du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 7, qu’il appuie et complète, qui contribue à
replacer dans leur contexte les cibles concernant les moyens de mise en œuvre de ce
programme grâce à l’adoption de politiques et mesures concrètes, et qui réaffirme la
volonté politique résolue de faire face aux problèmes de fina ncement et de créer, à
tous les niveaux, un environnement propice au développement durable, dans un esprit
de partenariat et de solidarité planétaires,
Prenant note de la tenue du Sommet mondial sur l’action humanitaire à Istanbul
(Turquie) les 23 et 24 mai 2016, tout en rappelant que le Sommet n’a pas abouti à
l’adoption d’un texte ayant fait l’objet d’un accord au niveau intergouvernemental, et
se félicitant de l’adoption, par l’Union africaine, du texte relatif à l’engagement pris
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 989, n o 14458.
Résolution 70/1.
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