Coopération internationale pour aborder et combattre le problème mondial de la drogue A/RES/74/178 36. Encourage la prise en compte des besoins particuliers des femmes détenues qui ont commis des infractions liées aux drogues et celle des multiples risques auxquels elles peuvent être exposées, conformément aux Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok) 16 ; 37. Invite les États Membres à envisager de revoir leurs politiques et leurs pratiques en ce qui concerne l’imposition de peines pour les délits liés aux drogues, afin de faciliter la collaboration entre les autorités chargées de la justice, de l’éducation et de la santé publique en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre d’initiatives prévoyant d’autres mesures que la condamnation ou la sanction dans les délits mineurs liés à la drogue qui s’y prêtent, si leur cadre juridique le permet ; 38. Souligne qu’il est nécessaire de mieux faire connaître aux décideurs les différents aspects du problème mondial de la drogue et de renforcer, au besoin, les capacités des autorités nationales compétentes dans ce domaine afin de faire en sorte que les politiques nationales antidrogues, dans le cadre d ’une démarche globale, intégrée et équilibrée, respectent pleinement tous les droits de la personne et toutes les libertés fondamentales et protègent la santé, la sécurité et le bien-être des individus, des familles, des membres vulnérables de la société, de s communautés et de la société dans son ensemble et, à cette fin, engage les États Membres à coopérer avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l’Organe international de contrôle des stupéfiants, l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres entités compétentes des Nations Unies, encourage ces institutions à coopérer entre elles, dans le cadre de leur mandat, notamment en ce qu’il touche aux questions mentionnées cidessus, et engage également les États Membres à coopérer avec les orga nisations régionales et internationales intéressées ainsi qu’avec la société civile et le secteur privé, lorsqu’il y a lieu ; 39. Exhorte les États Membres à assurer l’accès, sur une base non discriminatoire, à des services de santé, de prise en charge et de protection sociale dans le cadre des programmes de prévention, de soins primaires et de traitement, y compris ceux offerts aux détenus condamnés ou aux prévenus, qui doivent être équivalents aux services disponibles en milieu libre, et à veiller à ce q ue les femmes, y compris les détenues, aient accès à des services de santé et de conseil adaptés, notamment à ceux qui sont particulièrement nécessaires pendant la grossesse ; 40. Encourage les États Membres à inciter les autorités nationales compétentes à superviser efficacement les structures de traitement et de réadaptation des toxicomanes, afin de veiller à la qualité des services qui y sont proposés, de prôner des attitudes non stigmatisantes et de prévenir tout éventuel peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant, conformément à la législation nationale et au droit international applicable ; 41. Demande aux États Membres d’améliorer l’accès des détenus au traitement des troubles liés à l’usage de drogues et de promouvoir une supervision efficace en la matière, et d’encourager, selon qu’il conviendra, l’auto-évaluation des établissements pénitentiaires, compte tenu des règles et normes de l’Organisation des Nations Unies en matière de prévention du crime et de justice pénale, y compris l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela) 17, de prendre, selon qu’il conviendra, des mesures visant à remédier et à mettre fin à la surpopulation et à la violence carcérales, et de renforcer les capacités des autorités nationales compétentes ; __________________ 16 17 12/25 Résolution 65/229, annexe. Résolution 70/175, annexe. 19-22335

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