Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
A/RES/74/178
à la société dans son ensemble, afin de promouvoir et de protéger la santé, la sécurité
et le bien-être de toute l’humanité,
Consciente qu’il est nécessaire d’intensifier les efforts de prévention de la
toxicomanie chez les enfants et les jeunes, y compris en milieu éducatif, notamment
en favorisant l’échange d’expériences et de bonnes pratiques ainsi que l’assistance
technique, et rappelant la résolution 61/2 sur le renforcement des efforts de prévention
de l’abus de drogues en milieu éducatif adoptée par la Commission des stupéfiants le
16 mars 2018 12,
Se déclarant profondément préoccupée par le lourd tribut payé par la société et
par les individus et leurs familles du fait du problème mondial de la drogue, et rendant
un hommage particulier à ceux qui ont sacrifié leur vie, notamment aux agents des
services de détection et de répression et des services judiciaires, ainsi qu’au personnel
soignant, aux membres de la société civile et aux volontaires qui s ’emploient à
combattre ce phénomène et à y remédier,
Notant avec préoccupation que, dans de nombreux pays, il reste difficile, voire
impossible, de se procurer des drogues placées sous contrôle international à des fins
médicales et scientifiques, en particulier pour soulager la douleur, et soulignant la
nécessité de renforcer les efforts nationaux et la coopération internationale à tous les
niveaux pour remédier à cette situation en préconisant des mesures propres à assurer
la disponibilité et l’accessibilité à un coût abordable de ces drogues lorsqu’elles sont
destinées à des fins médicales et scientifiques, conformément aux législations
nationales, tout en en empêchant le détournement, l’usage illicite et le trafic, afin
d’atteindre les buts et objectifs des trois conventions internationale s relatives au
contrôle des drogues,
Réaffirmant que la réduction de la toxicomanie passe par des mesures de
réduction de la demande, qui doivent se traduire par des initiatives d ’envergure
durables et tenant compte de l’âge et du sexe, et s’inscrire dans le cadre d’une
démarche globale de santé publique portant sur la prévention, l’éducation, la détection
et l’intervention rapides, le traitement, la prise en charge et les services d ’appui
connexes, le soutien à la désintoxication, à la réadaptation et à l a réinsertion sociale
des toxicomanes, dans le strict respect des trois conventions internationales relatives
au contrôle des drogues,
Saluant les efforts constants faits pour rendre plus cohérente l ’action menée par
le système des Nations Unies à tous les niveaux,
Réaffirmant qu’il faut renforcer la coopération entre l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime et les autres entités des Nations Unies dans l’action qu’ils
mènent, dans le cadre de leur mandat, pour aider les États Membres à appliquer les
traités internationaux relatifs au contrôle des drogues en respectant leurs obligations
en matière de droits de la personne et pour promouvoir la protection et le respect des
droits fondamentaux et de la dignité de tous les individus dans le cadre des
programmes, stratégies et politiques ayant trait à la drogue,
Prenant note des diverses contributions apportées par les États Membres, les
entités des Nations Unies, les mécanismes interinstitutions chargés de renforcer la
coordination dans le système des Nations Unies, les organisations
intergouvernementales et d’autres parties prenantes à la soixante-deuxième session
de la Commission des stupéfiants,
Sachant que, pour aborder et combattre efficacement le problème mondial de la
drogue, il faut une coopération et une coordination étroites entre autorités nationales
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Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2018, Supplément n o 8 (E/2018/28),
chap. I, sect. B.
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