Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
A/RES/74/178
stupéfiants a procédé en 2014 sur l’application par les États Membres de la
Déclaration politique et du Plan d’action ;
5.
Réaffirme que la recherche d’une solution et la lutte contre le problème
mondial de la drogue sont une responsabilité commune et partagée qui doit s’exercer
dans le cadre d’une démarche multilatérale, intégrée et équilibrée et en pleine
conformité avec les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et
d’autres dispositions du droit international, la Déclaration universelle des droits de
l’homme 10 et la Déclaration et le Programme d’action de Vienne 13 relatifs aux droits
de la personne et, en particulier, dans le strict respect de la souveraineté et de
l’intégrité territoriale des États, du principe de non-ingérence dans leurs affaires
intérieures et de l’ensemble des droits de la personne et des libertés fondamentales,
sur la base des principes de l’égalité des droits et du respect mutuel ;
6.
Réaffirme également que les actions menées pour atteindre les objectifs de
développement durable et aborder et combattre efficacement le problème mondial de
la drogue sont complémentaires et se renforcent mutuellement, estime que la
Commission des stupéfiants peut contribuer au suivi mondial des progrès accom plis
dans la réalisation des objectifs de développement durable en rapport avec son mandat
et appuyer leur examen thématique, et encourage à cet égard la Co mmission à
continuer d’apporter son concours au Forum politique de haut niveau pour le
développement durable, y compris en fournissant des données pertinentes,
considérant que l’application des recommandations qui figurent dans le document
final de sa trentième session extraordinaire peut faire avancer la réalisation des
objectifs correspondants ;
7.
Demande aux États Membres de coopérer efficacement et de prendre des
mesures concrètes pour aborder et combattre le problème mondial de la drogue en
appliquant le principe de la responsabilité commune et partagée ;
8.
Encourage les États Membres à améliorer la coopération Nord-Sud et SudSud et la coopération triangulaire, en coopération avec la communauté internationale
du développement et d’autres intervenants clefs, afin d’aborder et de combattre
efficacement le problème mondial de la drogue ;
9.
S’engage de nouveau à promouvoir la santé physique et morale et le
bien-être des individus, des familles, des communautés et de la société dans son
ensemble, et à favoriser des modes de vie sains en mettant en œuvre, à tous les
niveaux, des initiatives de réduction de la demande efficaces, globales et fondées sur
des données scientifiques qui prévoient, conformément à la législation nationale et
aux trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues, des mesures
de prévention, d’intervention rapide, de traitement, de prise en charge, de
rétablissement, de réadaptation et de réinsertion sociale, ainsi que des initiatives et
mesures visant à réduire au maximum les conséquences néfastes de l’abus de drogues
sur la santé publique et la société ;
10. S’engage de nouveau également à assurer la protection et la sécurité des
personnes, des sociétés et des collectivités et, à cet effet, à redoubler d ’efforts pour
prévenir et combattre la culture illicite de plantes servant à fabriquer des drogues, la
production et la fabrication illicites de stupéfiants et de substances psychotropes et
leur trafic, ainsi que la criminalité et la violence liées aux drogues par, entre autres,
une action de prévention et de répression plus efficace dans ce domaine, ainsi qu ’à
s’attaquer aux liens existant entre les activités ayant trait aux drogues et d ’autres
formes de criminalité organisée, dont le blanchiment d’argent et la corruption, compte
tenu de leurs causes et conséquences sociales et économiques ;
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A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
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