A/HRC/RES/56/14 Soulignant que l’experte internationale sur les droits de l’homme a recommandé au Bureau du Procureur général d’enquêter en priorité sur la plainte déposée par la Juridiction spéciale pour la paix en mars 2023 et de déterminer les éventuelles responsabilités pénales dans un délai raisonnable en créant un groupe d’experts indépendants chargé de le seconder dans son enquête et de lui fournir un soutien technique, y compris d’effectuer des analyses et éventuellement de formuler des recommandations, et qu’elle lui a aussi recommandé de rendre publiquement compte des progrès et des résultats de l’enquête dans un délai d’un an à compter de la publication du rapport, sans préjudice de son obligation de réserve et du calendrier judiciaire, Insiste sur le fait que l’experte internationale sur les droits de l’homme a recommandé au Bureau du Procureur général de donner effet à la recommandation 32 formulée par la Commission Vérité dans son rapport, à savoir établir, avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, un mécanisme indépendant chargé de formuler des recommandations sur le renforcement de l’intégrité, de l’autonomie et de l’indépendance de la Commission, de mesurer l’efficacité du travail effectué par l’unité d’enquête spécialisée aux fins des poursuites et des sanctions et sa contribution au démantèlement des organisations criminelles, et de conseiller la Commission sur la façon de mieux s’acquitter de son mandat, tel qu’il est défini dans l’Accord final, Soulignant que l’experte internationale sur les droits de l’homme a recommandé à la communauté internationale de continuer à soutenir l’application intégrale de l’Accord final et des recommandations formulées par la Commission Vérité dans son rapport et de faire en sorte que les victimes puissent participer au processus et être au cœur de celui-ci et que tous les programmes et toutes les initiatives de coopération reposent sur une approche tenant compte du genre et de l’appartenance ethnique, Se félicitant des conseils techniques que le Haut-Commissaire a fournis aux autorités colombiennes sur les normes, règles et bonnes pratiques en matière de droits de l’homme, y compris au cours de l’élaboration de la politique nationale de démantèlement des organisations criminelles qui compromettent la construction de la paix, notamment celles qui auraient succédé aux groupes paramilitaires et leurs réseaux de soutien, et saluant le fait que la Colombie favorise une approche territoriale, qui vise à associer activement les populations des territoires et les communautés du pays au renforcement de l’établissement des responsabilités et à la lutte contre l’impunité, éléments indispensables à une meilleure protection des enfants, des figures de la société civile et des défenseurs et défenseuses des droits de l’homme et à l’instauration d’une culture de paix, Conscient que la politique publique de démantèlement des organisations criminelles est primordiale dans la lutte contre les causes structurelles de la violence en ce qu’elle protège les droits, y compris en envisageant une approche de la sécurité humaine fondée sur les droits de l’homme, et tient compte des questions de genre et d’appartenance ethnique et des besoins différents des populations, et vise à établir des garanties effectives de non-répétition en prévoyant la présence et l’action globale de l’État, Conscient que la crise de liquidité liée au budget ordinaire du Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies a eu des répercussions négatives sur la capacité du Haut-Commissariat d’accroître l’assistance technique et l’aide au renforcement des capacités dans les quatre domaines recensés dans sa résolution du 13 juillet 2023, 1. Invite les États membres et les États observateurs, les organisations de la société civile et toutes les parties prenantes à continuer de contribuer activement aux efforts que le Gouvernement colombien déploie afin d’appliquer concrètement l’Accord final pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable, notamment d’appuyer les travaux de toutes les institutions participant au système de vérité, de justice, de réparation et de non-répétition et, en particulier, de soutenir les mesures visant à donner effet aux recommandations formulées par la Commission Vérité, l’experte internationale sur les droits de l’homme et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ; 2. Invite le Haut-Commissaire à contribuer, par l’intermédiaire du Bureau du Haut-Commissariat en Colombie, à l’application des recommandations formulées dans le rapport de l’experte internationale sur les droits de l’homme ainsi de celles rappelées dans la présente résolution et à rendre compte de la suite donnée à ces recommandations et à celles GE.24-13015 3

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