A/HRC/RES/39/10
aux médicaments et au matériel médical, tous les types de malnutrition, le manque d’accès
à l’eau potable et à l’assainissement, la pauvreté, le sous-développement, l’insuffisance de
moyens humains et matériels dans les systèmes de santé, les pénuries d’aide humanitaire et
de fonds qui touchent les hôpitaux, l’assistance technique et les activités de renforcement
des capacités et de formation, les pratiques préjudiciables, notamment les mariages
d’enfants, les mariages précoces, les mariages forcés et les mutilations génitales féminines ,
les grossesses précoces, les inégalités fondées sur le sexe et toutes les formes de
discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles, ainsi qu’à prendre des
mesures concrètes pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des
filles, en particulier des adolescentes, et de veiller à ce que les femmes et les filles qui ont
subi des violences sexuelles ou des violences fondées sur le genre aient accès à des
dispositifs d’application du principe de responsabilité, notamment qu’elles puissent obtenir
des réparations effectives et des garanties de non-répétition, entre autres sous la forme de
poursuites contre les auteurs de violences sexuelles et de violences fondées sur le genre
commises en situation de crise humanitaire, tout en assurant la participation réelle et utile
des femmes et des filles aux processus pertinents ;
14.
Invite tous les acteurs intéressés, y compris les gouvernements, les
organisations régionales, les organismes des Nations Unies compétents, les institutions
nationales des droits de l’homme, les entités qui fournissent une aide humanitaire et les
organisations de la société civile, agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs, à
redoubler d’efforts pour réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables dans les
situations de crise humanitaire, lors de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’examen
des politiques et lors de l’évaluation des programmes visant à réduire la mortalité et la
morbidité maternelles évitables, tout en faisant en sorte que les femmes et les filles
participent de manière effective à toutes les décisions qui les concernent ;
15.
Demande aux États d’adopter une approche plus globale et plus coordonnée
du couple action humanitaire-développement, qui place les femmes et les filles, en tant
qu’individus, au centre de l’élaboration et de l’organisation de l’action humanitaire, et
souligne la nécessité de décloisonner les approches et de défragmenter les programmes ;
16.
Demande également aux États d’assurer la participation réelle et utile des
femmes et des filles, notamment par l’intermédiaire de réseaux de la société civile, de
réseaux féministes et d’organisations de défense des droits des femmes, au recensement et à
la détermination des besoins, des priorités en matière de financement et de services, des
procédures d’obtention et de fourniture des services et des interventions en cas de crise, eu
égard à leur capacité d’agir ;
17.
Exhorte les États à renforcer leurs capacités statistiques et à promouvoir une
méthode fiable, transparente et participative de collecte de données ventilées sur la
disponibilité, l’accessibilité, l’acceptabilité et la qualité des services de santé sexuelle et
procréative destinés à toutes les femmes et toutes les filles des populations touchées,
y compris des populations hôtes ;
18.
Invite les États à envisager d’intégrer systématiquement la santé sexuelle et
procréative, en tant que partie intégrante du droit qu’a toute personne de jouir du meilleur
état de santé physique et mentale possible, dans le mandat des organes d’enquête qu’il crée,
notamment des commissions d’enquête et des missions d’établissement des faits, et à
remédier aux violations des droits de l’homme que subissent les femmes dans les situations
de crise humanitaire ;
19.
Prie la Haute-Commissaire d’élaborer, dans la limite des ressources
disponibles et en consultation avec les États, les organismes des Nations Unies et toutes les
autres parties prenantes, un rapport de suivi sur les bonnes pratiques et les difficultés qui se
posent s’agissant de respecter, de protéger et de réaliser tous les droits de l’homme dans
l’action menée en vue d’éliminer la mortalité et la morbidité maternelles évitables,
y compris au moyen de l’utilisation du guide technique par les États et les autres acteurs
intéressés, notamment le Fonds des Nations Unies pour la population, le Programme des
Nations Unies pour le développement, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) et l’Organisation mondiale de la Santé, et de
le lui présenter à sa quarante-cinquième session ;
GE.18-16418
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