A/RES/56/224
12. Exprime sa reconnaissance et sa satisfaction au peuple et au Gouvernement salvadoriens pour les efforts fructueux qu’ils ont faits afin d’honorer les
engagements énoncés dans les accords de paix, contribuant ainsi à consolider
sensiblement le processus de démocratisation engagé dans le pays ;
13. Apprécie pleinement l’importance du Système d’intégration de
l’Amérique centrale, organisme créé pour coordonner et harmoniser les efforts
d’intégration, et lance un appel à la communauté internationale, aux organismes des
Nations Unies et aux autres organisations internationales, gouvernementales et non
gouvernementales, pour qu’ils collaborent au renforcement des capacités et de
l’efficacité du Système dans l’accomplissement de son mandat ;
14. Souligne les efforts d’intégration déployés en Amérique centrale, parmi
lesquels la Déclaration trinationale du Guatemala, d’El Salvador et du Nicaragua et
l’Union douanière entre lesdits pays, qui permettent de progresser vers l’intégration
tout en tenant compte des différents stades de développement auxquels ces derniers
sont parvenus, selon un mécanisme pragmatique ouvert à la participation des autres
pays de la région, souligne également le progrès le plus récent que constitue
l’ouverture à Peñas Blancas (Nicaragua), en octobre 2001, du poste frontière
commun à quatre pays, à savoir El Salvador, le Guatemala, le Honduras et le
Nicaragua, et note que le nombre de postes frontière communs à deux, trois ou
quatre pays est désormais de douze ;
15. Engage les gouvernements des pays d’Amérique centrale à continuer
d’honorer leurs responsabilités historiques en s’acquittant pleinement de leurs
engagements nationaux, régionaux et internationaux, en particulier ceux qui
concernent la promotion et la protection des droits de l’homme, l’exécution d’un
programme social axé sur la lutte contre la pauvreté et le chômage, la mise en place
d’une société plus juste, l’amélioration des conditions de sécurité, le renforcement
de l’appareil judiciaire, le raffermissement d’une administration publique moderne
et transparente et l’élimination de la corruption, de l’impunité, des actes de
terrorisme et du trafic de drogues et d’armes, ces activités devant être entreprises
d’urgence pour ancrer dans la région une paix ferme et durable ;
16. Exprime de nouveau toute sa reconnaissance au Secrétaire général, à ses
représentants spéciaux, aux groupes de pays qui ont œuvré en faveur des processus
de paix en El Salvador, à savoir la Colombie, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique,
le Mexique et le Venezuela, et au Guatemala, à savoir la Colombie, l’Espagne, les
États-Unis d’Amérique, le Mexique, la Norvège et le Venezuela, au Groupe d’appui
au Nicaragua composé du Canada, de l’Espagne, du Mexique, des Pays-Bas et de la
Suède, à l’Union européenne et aux autres pays qui ont apporté une contribution
importante à ces processus, ainsi qu’à la communauté internationale en général pour
la solidarité dont elle a fait preuve et l’appui qu’elle a prêté à l’instauration de la
paix et de la démocratie et au développement en Amérique centrale ;
17. Réaffirme l’importance de la coopération internationale, en particulier
avec les organismes, fonds et programmes des Nations Unies, et la communauté des
donateurs dans cette nouvelle étape de la consolidation d’une paix ferme et durable
et de la démocratie en Amérique centrale, et les engage à continuer d’appuyer les
efforts menés par les pays de la région pour réaliser ces objectifs ;
18. Constate avec satisfaction que les gouvernements des pays d’Amérique
centrale sont fermement décidés à régler pacifiquement leurs différends, prévenant
ainsi d’éventuels contretemps dans l’action menée pour consolider une paix ferme et
durable dans la région ;
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