A/HRC/RES/57/18
égard, exhorte les États à appuyer, dans la mesure du possible, les initiatives qui visent à
promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles, à prévenir la
violence familiale, à y répondre et à protéger celles et ceux qui en font l’objet, et à encourager
les médias à mener des campagnes de sensibilisation ;
6.
Engage les États à recueillir, analyser et diffuser systématiquement des
données, notamment, si elles existent, les données administratives fournies par la police,
la justice et le secteur de la santé, et à les ventiler selon des critères pertinents, par exemple
la relation entre l’auteur des violences et la victime, l’âge de la victime et, le cas échéant,
son handicap, afin de suivre l’évolution de la violence familiale, avec le concours des services
nationaux de statistique et, le cas échéant, en partenariat avec d’autres acteurs, y compris les
autorités de police, en vue d’examiner et d’appliquer de manière efficace les lois, politiques
et stratégies ainsi que les mesures de prévention et de protection, tout en préservant la vie
privée des victimes et la confidentialité des données les concernant ;
7.
Invite les organismes du système des Nations Unies et, selon qu’il convient,
les organisations régionales et sous-régionales, à fournir aux États une assistance technique
afin de les aider à éliminer la violence familiale et, s’ils le demandent, à élaborer et mettre à
exécution des plans d’action nationaux de prévention et d’élimination de cette forme de
violence, au moyen, entre autres, de l’aide publique au développement ou d’une autre forme
d’aide, qui pourrait par exemple consister à faciliter les échanges d’orientations, de méthodes
et de bonnes pratiques, compte tenu des priorités nationales ;
8.
Décide de convoquer, avant sa soixante et unième session, une réunion-débat
intersessions consacrée à l’intensification des efforts de prévention et d’élimination de la
violence familiale, et prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
d’organiser cette réunion-débat en invitant les États, les organisations de la société civile,
notamment les organisations de défense des droits des femmes, les organismes, fonds et
programmes des Nations Unies concernés, des représentants des milieux universitaires et
d’autres parties prenantes à se pencher sur la question du respect par les États des obligations
mises à leur charge par les dispositions pertinentes du droit international des droits de
l’homme et à examiner les difficultés et les meilleures pratiques en la matière, et de faire en
sorte que cette réunion-débat soit pleinement accessible ;
9.
Prie le Haut-Commissariat d’élaborer, en consultation avec les États et les
parties prenantes, notamment l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, l’Organisation mondiale de la Santé, les autres organismes,
fonds et programmes compétents des Nations Unies, les titulaires de mandat au titre de
procédures spéciales concernés, des organisations régionales, les organes conventionnels et
la société civile, y compris les organisations de défense des droits des femmes, un rapport
complet, sous une forme accessible et facile à lire, dans lequel figureront des
recommandations précises sur les moyens de remédier aux causes structurelles et
sous-jacentes et aux facteurs de risque de la violence familiale, afin de la prévenir, et de lui
présenter le rapport à sa soixante-deuxième session ;
10.
Prie également le Haut-Commissariat de prendre en compte les résultats de la
réunion-débat lorsqu’il établira le rapport complet susmentionné.
47e séance
10 octobre 2024
[Adoptée sans vote.]
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GE.24-18730