Intensification de l’action menée pour éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes
A/RES/67/144
autres, des procédures judiciaires et des questions relevant du droit de la famille,
ainsi que de veiller à ce qu’elles disposent d’un recours utile et puissent obtenir une
juste réparation du tort qu’elles ont subi, au besoin en légiférant ;
u) D’assurer une coopération et une coordination efficaces entre toutes les
parties prenantes, y compris tous les fonctionnaires compétents et les acteurs de la
société civile intéressés, dans le cadre de la prévention de toutes les formes de
violence dirigées contre les femmes et les filles, et aux fins d’enquête, de poursuite
et de répression ;
v)
D’élaborer ou d’améliorer et de diffuser des programmes de formation
spécialisée, notamment des instruments concrets et des directives portant sur les
bonnes pratiques à suivre pour prévenir, déceler et traiter les cas de violences faites
à des femmes ou à des filles et pour protéger et aider ces dernières de manière
impartiale, bienveillante et efficace, à l’intention de tous les acteurs qui ont à
s’occuper du problème de la violence contre les femmes et les filles, ses causes et
ses conséquences, en particulier les fonctionnaires de police, les magistrats, le
personnel de santé, le personnel chargé de l’application des lois et la société civile,
et de faire appel aux statisticiens, aux chercheurs et aux journalistes ;
w) De renforcer les infrastructures sanitaires et sociales nationales pour
donner plus d’efficacité aux mesures destinées à promouvoir et à protéger l’égalité
d’accès des femmes aux services de santé publique, y compris les services de santé
sexuelle et procréative, et leurs droits en matière de procréation, conformément au
Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le
développement 27, et pour s’attaquer aux conséquences pour leur santé de toutes les
formes de violence visant les femmes, notamment par des services de santé
spécialisés comme l’accompagnement et le conseil, les traitements postexposition
au VIH et d’autres types de services ;
x)
De fournir une protection et un appui immédiats par la création ou
l’entretien de centres intégrés, ouverts et accessibles aussi en milieu rural, qui
offrent divers services d’hébergement, d’aide juridique, de soins de santé, de soutien
psychologique et de conseil, entre autres, à toutes les femmes exposées ou soumises
à des violences et à leurs enfants ou, dans les cas où il n’est pas possible d’en créer,
de favoriser la collaboration et la coordination interinstitutions ;
y)
D’encourager la mise en place ou l’entretien de services nationaux ou
locaux d’assistance téléphonique qui fournissent renseignements, conseils, soutien
et services d’orientation aux femmes exposées ou soumises à des violences ;
z)
De veiller à ce que l’administration pénitentiaire et les services chargés
des libérations conditionnelles offrent aux auteurs de violences des programmes de
réinsertion appropriés, conçus pour prévenir la récidive ;
aa) De soutenir les organisations non gouvernementales, de femmes en
particulier, et de nouer des partenariats avec elles, avec les autres acteurs
compétents et avec le secteur privé pour mettre fin aux violences faites aux femmes
et aux filles et pour protéger et soutenir les femmes exposées ou soumises à des
violences et les témoins ;
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27
Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire,
5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I,
résolution 1, annexe.
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