A/HRC/41/33 transforment et éliminent les stéréotypes préjudiciables et les inégalités économiques et sociales. B. Recommandations 80. Le droit international des droits de l’homme exige depuis longtemps que les États prennent des mesures appropriées pour faire changer les pratiques sociales et culturelles fondées sur l’idée qu’un sexe est inférieur ou supérieur à l’autre et sur des rôles stéréotypés liés au genre. Afin de garantir que ces stéréotypes ne soient pas inscrits dans la loi, les politiques et la pratique et qu’ils ne soient pas institutionnalisés, entraînant la privation de liberté des femmes, les États devraient : a) Modifier ou supprimer, conformément aux normes internationales relatives aux droits de l’homme, toutes les lois qui sont fondées sur les stéréotypes de genre, parmi lesquelles toutes les lois qui permettent aux hommes et à la société de contrôler les décisions des femmes, leurs déplacements et leur conduite ; b) Mettre en place des mécanismes qui visent à aider toutes les femmes à exercer leur autonomie et leur liberté d’action, supprimer les lois qui permettent que les femmes soient arbitrairement privées de leur capacité juridique et/ou placées sous tutelle, et veiller à ce que leur consentement éclairé soit respecté en toutes circonstances ; c) Interdire les lois et les pratiques qui contrôlent, ciblent, punissent ou enferment les femmes à cause de décisions ou de comportements liés à la sexualité et à la procréation qui ont été librement consentis, y compris s’agissant de la prostitution/travail du sexe, de l’interruption de grossesse ou de l’expression de la sexualité ; d) Mettre un terme au placement en institution à des fins de protection des veuves, des femmes exposées à la violence fondée sur le genre et des femmes handicapées ; e) Promulguer et faire appliquer des lois interdisant les pratiques traditionnelles, culturelles, sociales ou religieuses préjudiciables qui conduisent à l’enfermement des femmes et des filles, y compris le mariage d’enfants, le mariage forcé et l’isolement des femmes en période de menstruation et des veuves ; f) Organiser régulièrement, à l’intention des agents de l’appareil judiciaire et des forces de l’ordre, du personnel médical, des législateurs et de tous les autres acteurs qui pourraient prendre part à la prise de décisions concernant la privation de liberté des femmes, des ateliers obligatoires et efficaces de renforcement des capacités, d’éducation et de formation sur l’élimination des préjugés sexistes et sur les obligations des États en vertu des normes internationales ; g) Veiller à ce que les programmes d’études, quels que soient le niveau et le type d’enseignement, intègrent des formations sur les normes relatives aux droits fondamentaux des femmes qui serviront de socle à une éducation ouverte sur les questions de genre ; h) Promouvoir et appuyer la mise en œuvre de programmes de sensibilisation afin de lutter contre les stéréotypes sexistes au sein de la famille, des communautés, des institutions sociales et des institutions officielles ; i) Encourager et protéger la participation des femmes à la vie publique et politique, y compris les activités des défenseuses des droits de la personne, et supprimer toutes les lois et les mesures visant à traiter comme des délinquantes les femmes qui s’engagent dans la vie publique. Instaurer des quotas ou des mesures similaires en faveur d’une véritable participation des femmes dans la sphère publique et politique. 81. Les femmes ont un accès limité à l’activité économique, aux ressources et aux services, ce qui restreint leurs perspectives, crée une certaine insécurité économique et 20 GE.19-07966

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