A/HRC/RES/57/13
j)
D’éliminer progressivement la pratique de la défécation à l’air libre par
l’adoption de politiques visant à améliorer l’accès à l’assainissement, en particulier pour les
personnes se trouvant dans les situations de marginalisation et de vulnérabilité les plus
marquées ;
k)
De sensibiliser l’opinion publique internationale à la question des maladies
d’origine hydrique, en particulier le choléra et la diarrhée infantile, qui peuvent être évitées
grâce à l’eau potable et à des conditions de salubrité et d’hygiène adéquates, et d’établir des
partenariats avec les parties intéressées pour exécuter des projets visant à élargir l’accès à
l’eau potable et à l’assainissement dans les pays en développement ;
l)
De redoubler d’efforts pour réduire nettement la proportion des eaux usées non
traitées rejetées dans l’environnement et faire en sorte que les plans et programmes destinés
à améliorer les services d’assainissement tiennent compte de la nécessité de mettre en place
des systèmes adéquats de traitement des eaux usées, notamment celles qui contiennent des
bactéries et des gènes résistants aux antibiotiques, et d’élimination des excréments de
nourrissons, dans l’optique de réduire les risques pour la santé humaine, les ressources en
eau potable et l’environnement, tout en étant conscients du potentiel de réutilisation des eaux
usées ;
m)
De prévoir des mécanismes de responsabilisation efficaces pour tous les
fournisseurs d’eau et de services d’assainissement, notamment ceux du secteur privé, afin
qu’ils respectent les droits de l’homme, ne soient pas à l’origine de violations de ces droits
ou d’atteintes à ces droits, ou n’y contribuent pas ;
n)
D’apporter des ressources financières et de contribuer à renforcer les capacités
et à procéder à des transferts de technologie dans le cadre d’une approche sectorielle afin
d’aider les pays qui en font la demande, en particulier les pays en développement, à fournir
de l’eau potable et des services d’assainissement sûrs, propres, accessibles et abordables pour
tous, et de prendre conscience du fait qu’il faut mettre en place une gestion intégrée des
ressources en eau pour assurer une utilisation durable et équitable de l’eau et la protection
des écosystèmes ;
o)
De réagir avec efficacité aux crises sanitaires et humanitaires et de remédier à
leurs effets, notamment en redoublant d’efforts pour réaliser progressivement les droits de
l’homme à l’eau potable et à l’assainissement ;
p)
D’élaborer un cadre adéquat et efficace pour la gestion intégrée des ressources
en eau, y compris des ressources souterraines, en améliorant les connaissances et les données,
la capacité des institutions, les lois, les règlements et leur application, l’élaboration et la
planification des politiques, la participation des parties prenantes et le financement, et de
veiller à ce que leurs politiques et plans soient pleinement appliqués et que les ressources
restent disponibles pour les générations futures, l’objectif étant d’assurer
l’approvisionnement et la gestion de l’eau et de garantir ainsi un niveau de vie suffisant ;
3.
Demande aux acteurs non étatiques, dont les entreprises, notamment
transnationales, de s’acquitter de leur responsabilité concernant le respect des droits de
l’homme, y compris les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, notamment
en coopérant aux enquêtes menées par les États sur les allégations d’atteintes à ces droits, et
en s’associant progressivement aux États pour déceler les atteintes à ces droits fondamentaux
et y remédier ;
4.
Demande aux États de veiller, autant que nécessaire, à ce que leur action en
faveur du développement dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement soit
conforme aux obligations en matière de droits humains que leur impose le droit international ;
5.
Prie le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à
l’assainissement, en vue de promouvoir la réalisation progressive des droits de l’homme à
l’eau potable et à l’assainissement à la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, de
collaborer activement avec les États et les autres parties prenantes dans le cadre des
préparatifs pour s’assurer que les questions relatives aux droits de l’homme sont dûment
prises en compte dans l’ordre du jour et les décisions de la Conférence, et pour garantir une
représentation large et inclusive de la société civile ;
8
GE.24-18733