A/HRC/RES/58/29
Exprimant sa vive préoccupation face aux actes qui incitent à la haine religieuse et
menacent ainsi l’esprit de tolérance,
Réaffirmant que le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations,
ne peut ni ne doit être associé à une religion, une nationalité, une civilisation ou un groupe
ethnique quels qu’ils soient,
Réaffirmant également que la violence n’est jamais une réaction acceptable face aux
actes d’intolérance fondés sur la religion ou les convictions,
Réaffirmant en outre que l’exercice du droit à la liberté d’opinion et d’expression et
le plein respect de la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations
peuvent contribuer au renforcement de la démocratie et à la lutte contre l’intolérance
religieuse,
Réaffirmant que l’éducation et la formation dans le domaine des droits de l’homme
contribuent à promouvoir la tolérance, la non-discrimination et l’égalité,
Vivement préoccupé par les manifestations d’intolérance et de discrimination et les
violences fondées sur la religion ou les convictions qui se produisent partout dans le monde,
Déplorant toute apologie de la discrimination ou de la violence fondées sur la religion
ou les convictions,
Déplorant vivement tous les actes de violence visant des personnes en raison de leur
religion ou de leurs convictions, ainsi que ceux dirigés contre leur domicile, leurs entreprises,
leurs biens, leurs écoles, leurs centres culturels ou leurs lieux de culte,
Préoccupé par les mesures qui traduisent une volonté délibérée d’exploiter les
tensions ou visent des personnes en raison de leur religion ou de leurs convictions,
Prenant note avec une vive préoccupation des manifestations d’intolérance et de
discrimination et des actes de violence qui se produisent dans de nombreuses régions du
monde, parmi lesquels des actes motivés par la discrimination à l’égard de membres des
minorités religieuses, qui viennent s’ajouter à l’image négative dont pâtissent les croyants et
aux mesures discriminatoires appliquées contre certaines personnes en raison de leur religion
ou de leurs convictions,
Se déclarant préoccupé par la multiplication des manifestations d’intolérance fondée
sur la religion ou les convictions, qui peuvent alimenter la haine et la violence entre personnes
de différentes nations ou au sein d’une même nation et avoir de graves conséquences aux
niveaux national, régional et international, et soulignant à ce sujet l’importance que revêtent
le respect de la diversité religieuse et culturelle ainsi que le dialogue interconfessionnel et
interculturel visant à cultiver un esprit de tolérance et de respect entre les personnes,
les sociétés et les nations,
Conscient de la contribution précieuse que les personnes de toutes religions et
convictions apportent à l’humanité et estimant que le dialogue entre groupes religieux peut
aider à mieux faire connaître et comprendre les valeurs communes au genre humain,
Conscient également du fait que, dans la lutte contre les manifestations d’intolérance
et de discrimination et les violences fondées sur la religion ou les convictions, il importe en
premier lieu d’œuvrer ensemble à l’amélioration de l’application des régimes juridiques qui
protègent les personnes contre la discrimination et les crimes de haine, de multiplier les
mesures visant à promouvoir le dialogue interconfessionnel et interculturel et de renforcer
l’éducation en matière de droits de l’homme,
Rappelant la résolution 68/127, intitulée « Un monde contre la violence et l’extrémisme
violent », que l’Assemblée générale a adoptée par consensus le 18 décembre 2013, et saluant
le rôle moteur joué par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture dans la promotion du dialogue interculturel, l’action de l’Alliance des civilisations de
l’Organisation des Nations Unies et de la Fondation euroméditerranéenne Anna Lindh pour
la promotion du dialogue entre les cultures, et les travaux du Centre international
Roi Abdullah Bin Abdulaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel, et se félicitant de
la résolution 65/5 de l’Assemblée générale, du 20 octobre 2010, relative à la Semaine
mondiale de l’harmonie interconfessionnelle proposée par le Roi Abdallah II de Jordanie,
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GE.25-05579