A/RES/72/234
Participation des femmes au développement
Réaffirmant les dispositions concernant l’instauration du plein emploi
productif et l’accès à un travail décent et à une protection sociale pour tous, qui
figurent dans le document final de la Conférence des Nations Unies sur le
développement durable et invitant les États à adopter des mesures
macroéconomiques qui s’inscrivent dans une perspective d’avenir et soient de
nature à promouvoir le développement durable, à mener à une croissance
économique soutenue, partagée et équitable, à créer de nouvelles possibilités
d’emploi productif et à favoriser le développement agricole et industriel,
Considérant que les femmes et les hommes qui travaillent devraient pouvoir,
dans des conditions d’égalité, avoir accès à une éducation de qualité, à l’acquisition
de compétences, aux services de santé et à la sécurité sociale, jouir de leurs droits
fondamentaux sur le lieu de travail et d’une protection sociale et juridique,
y compris de mesures de prévention des accidents du travail et des maladies
professionnelles, et bénéficier des possibilités d’accès à un travail décent, mais
aussi, entre autres, percevoir un salaire égal pour un travail égal ou de valeur égale,
jouir de l’égalité d’accès aux emplois, aux postes de direction et de prise de
décisions à tous les niveaux,
Sachant que, de manière générale, les femmes et les filles assument une part
disproportionnée du travail familial et domestique non rémunéré et que les femmes
consacrent moins de temps au travail rétribué, et que cette répartition inégale du
travail familial et domestique non rémunéré leur impose des contraintes de temps
plus lourdes et limite leur participation à la vie sociale, politique et économique, et
considérant qu’il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures concrètes pour
prendre en compte, réduire et redistribuer équitablement la charge disproportionnée
des soins et travaux domestiques non rémunérés qu’assurent les femmes, y compris
en promouvant le partage égal des tâches entre hommes et femmes et en
privilégiant, notamment, les politiques de protection sociale et le développement des
infrastructures,
Notant avec préoccupation que les femmes et les filles sont souvent touchées
de manière disproportionnée par la désertification, la déforestation, les changements
climatiques et les catastrophes naturelles, en raison des inégalités entre les sexes et
du fait que nombre d’entre elles sont tributaires des ressources naturelles pour
assurer leur subsistance, soulignant qu’il faut de toute urgence se pencher sur la
question de la réduction des risques de catastrophes et du renforcement de la
résilience en cas de catastrophe dans le contexte du développement durable et de
l’élimination de la pauvreté, et consciente de la nécessité de mieux comprendre les
effets des catastrophes naturelles sur les femmes et de les rendre moins vulnérables
face à ces catastrophes en améliorant leur accès à l’information ainsi que l’efficacité
des mesures de protection, d’assistance et d’évacuation,
Réaffirmant que, dans le cadre des politiques en matière de nutrition et des
politiques connexes, il faudrait s’atteler tout particulièrement à l’autonomisation des
femmes et des filles et contribuer ainsi à leur donner pleinement accès, sur un pied
d’égalité, à la protection sociale et aux ressources, notamment les revenus, les
intrants agricoles, la terre, l’eau, les services financiers, l’éducation, la formation, la
science et la technologie et les services de santé, améliorant ainsi la sécurité
alimentaire et la santé,
Constatant que la féminisation de la pauvreté persiste et qu’il est
indispensable d’éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses
dimensions, y compris l’extrême pauvreté, si l’on veut parvenir à l’autonomisation
économique des femmes et au développement durable, et considérant
l’interdépendance entre l’élimination de la pauvreté et la lutte pour l’égalité des
sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et filles,
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