A/RES/67/145
Traite des femmes et des filles
des médias, en particulier d’Internet, en vue d’éliminer l’exploitation des femmes et
des enfants, surtout des filles, qui pourrait favoriser la traite ;
32. Engage les milieux d’affaires, notamment celles des secteurs du
tourisme, des voyages et des télécommunications, les agences de recrutement
concernées et les médias à coopérer avec les gouvernements pour éliminer la traite
des femmes et des enfants, en particulier des filles, notamment en diffusant par
l’intermédiaire des médias des informations sur les dangers de la traite, les moyens
utilisés par ceux qui s’y livrent, les droits des victimes et les services dont celles-ci
peuvent bénéficier ;
33. Insiste sur la nécessité de recueillir systématiquement des données
ventilées par sexe et par âge, de réaliser des études exhaustives aux niveaux national
et international et de définir sur le plan international des méthodes et des indicateurs
communs permettant d’élaborer des statistiques utiles et comparables, et encourage
les gouvernements à renforcer leurs capacités d’échange et de collecte de données
de manière à faciliter la coopération contre la traite ;
34. Invite les gouvernements, les organismes, institutions et mécanismes
spéciaux des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales et le secteur privé à mener de concert des études et des travaux de
recherche sur la traite des femmes et des filles, qui puissent servir de base à la
définition ou au changement d’orientations en la matière ;
35. Invite les gouvernements à élaborer, au besoin avec le concours de
l’Organisation et d’autres organisations intergouvernementales et en tenant compte
des meilleures pratiques dans ce domaine, des manuels de formation et des supports
d’information et à dispenser une formation aux agents de la force publique, aux
membres de l’appareil judiciaire et aux autres responsables concernés ainsi qu’au
personnel des services de santé et de soutien, en vue de les sensibiliser aux besoins
spéciaux des femmes et des filles victimes de la traite ;
36. Engage les gouvernements, ainsi que les organisations internationales et
les organismes intergouvernementaux compétents, à veiller à ce que le personnel
militaire, le personnel de maintien de la paix et les agents humanitaires déployés
dans les situations de conflit, d’après conflit ou d’urgence reçoivent une formation
leur permettant de se conduire d’une manière qui ne favorise, ne facilite ni
n’exploite la traite des femmes et des filles, notamment à des fins d’exploitation
sexuelle, et à sensibiliser ce personnel au risque que courent les victimes de conflits
et d’autres situations d’urgence, y compris les catastrophes naturelles, d’être
soumises à la traite ;
37. Invite les États parties à la Convention sur l’élimination de toutes les
formes de discrimination à l’égard des femmes, à la Convention relative aux droits
de l’enfant et aux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme 26 à inclure
des informations et des statistiques sur la traite des femmes et des filles dans les
rapports nationaux qu’ils présentent aux comités compétents et à s’attacher à
élaborer une méthode et des statistiques communes afin d’obtenir des données
comparables ;
38. Invite les États à continuer de contribuer au Fonds de contributions
volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines
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Résolution 2200 A (XXI), annexe.