A/HRC/RES/44/11
Exprimant sa préoccupation face au manque de solidarité avec les pays en
développement dans la lutte contre la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) et à
ses conséquences économiques et sociales dramatiques,
Soulignant l’importance de la solidarité et de la coopération internationales pour ce
qui est de relever efficacement les défis liés à la crise mondiale résultant de la pandémie de
COVID-19,
Réaffirmant que le fossé croissant qui sépare les pays économiquement développés
des pays en développement ne peut perdurer et qu’il fait obstacle à la réalisation des droits
de l’homme dans la communauté internationale, ce qui rend d’autant plus impératif que
chaque pays fasse, selon ses moyens, le maximum d’efforts pour combler ce fossé,
Affirmant que la réalisation des objectifs de développement durable et celle du droit
au développement exigent une approche, un état d’esprit et un mode d’action plus avisés,
fondés sur le sentiment d’appartenance à la collectivité et sur la solidarité internationale,
Déterminé à renforcer la détermination de la communauté internationale de sorte que
des progrès sensibles soient accomplis dans l’action menée en faveur des droits de
l’homme, grâce à un effort accru et soutenu de coopération et de solidarité internationales,
Affirmant la nécessité d’établir des liens nouveaux, équitables et mondiaux de
partenariat et de solidarité intergénérationnelle pour la perpétuation de l’humanité,
Résolu à œuvrer pour que les générations présentes prennent pleinement conscience
des responsabilités qu’elles ont envers les générations futures, et du fait qu’il est possible
de créer un monde meilleur pour les générations présentes et futures,
1.
Réaffirme que, comme l’ont dit les chefs d’État et de gouvernement dans la
déclaration qu’ils ont adoptée au Sommet du Millénaire, la solidarité est l’une des valeurs
fondamentales devant sous-tendre les relations internationales au XXIe siècle, que les
problèmes mondiaux doivent être gérés de telle façon que les coûts et les charges soient
justement répartis, conformément aux principes fondamentaux de l’équité et de la justice
sociale, et que ceux qui souffrent ou sont particulièrement défavorisés méritent une aide de
la part des privilégiés ;
2.
Réaffirme également que la solidarité internationale ne se limite pas à
l’assistance et à la coopération internationales, à l’aide, à la charité ou à l’assistance
humanitaire ; elle repose sur des notions et des principes plus larges, qui comprennent
notamment la viabilité des relations internationales, en particulier des relations
économiques internationales, la coexistence pacifique de tous les membres de la
communauté internationale, les partenariats égalitaires et le partage équitable des avantages
et des charges ;
3.
Se dit à nouveau déterminé à contribuer à ce que les problèmes mondiaux
actuels soient réglés au moyen d’une coopération internationale renforcée, à ce que les
conditions voulues soient créées pour que les besoins et intérêts des générations futures ne
soient pas compromis par le poids du passé, et à ce qu’un monde meilleur soit légué aux
générations futures ;
4.
Réaffirme que les États ont le devoir de promouvoir la coopération
internationale et que celle-ci devrait être mise en œuvre sans aucune conditionnalité et sur
la base du respect mutuel, dans le plein respect des buts et principes énoncés dans la Charte
des Nations Unies, en particulier le respect de la souveraineté des États, et compte tenu des
priorités nationales ;
5.
Déclare que la solidarité internationale doit être un nouveau pilier du droit
international contemporain ;
6.
Constate qu’il existe d’immenses manifestations de solidarité de la part des
États, individuellement et collectivement, de la société civile, de mouvements sociaux
mondiaux et d’un nombre incalculable de personnes de bonne volonté prêtes à tendre la
main aux autres, et que cette solidarité est couramment pratiquée aux niveaux national,
régional et international ;
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GE.20-09806