S/RES/2352 (2017)
13 et 14 octobre 2015, la carte soumise en novembre 2011 par le Groupe de mise en
œuvre de haut niveau de l’Union africaine concernant la zone frontalière
démilitarisée et sécurisée, qu’ils sont convenus que la ligne médiane avait
exclusivement pour fonction de servir de ligne de séparation entre les forces armées
et que les parties sont convenues d’activer tous les dispositifs liés au Mécanisme
conjoint pour les questions politiques et la sécurité, comme prévu dans les accords
pertinents, et encourageant les parties à définir le tracé de la zone frontalière
démilitarisée et sécurisée, notamment de la « zone des 14 miles », ou à en arrêter les
coordonnées, et à la démilitariser, et à mettre pleinement en œuvre le Mécanisme
conjoint de vérification et de surveillance de la frontière, conformément à sa
résolution 2046 (2012) et à la Feuille de route du Conseil de paix et de sécurité de
l’Union africaine en date du 24 avril 2012, soulignant qu’il importe que le
Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière établisse et
maintienne un contrôle effectif et complet de la zone frontalière démilitarisée et
sécurisée, et notamment de la « zone des 14 miles », et exhortant en outre les parties
à coopérer pour permettre à la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour
Abyei (FISNUA) de s’acquitter de la responsabilité qui lui incombe de garantir la
sécurité afin que le personnel du Mécanisme conjoint puisse remplir sa mission de
surveillance de la zone frontalière démilitarisée et sécurisée,
Regrettant que des progrès substantiels n’aient pas été réalisés par les deux
parties en ce qui concerne les objectifs du Mécanisme conjoint de vérification et de
surveillance de la frontière et que des freins inutiles soient imposés au Mécanisme,
réduisant sa capacité à contrôler efficacement la zone frontalière démi litarisée et
sécurisée,
Notant avec préoccupation l’absence d’institutions locales qui pourraient
administrer la zone d’Abyei ainsi que le manque de progrès constaté depuis mars
2015 s’agissant de convoquer une réunion du Comité mixte de contrôle d ’Abyei,
Conscient qu’il importe que les Gouvernements soudanais et sud-soudanais
continuent de dialoguer, rappelant sa résolution 2046 (2012), dans laquelle il a
décidé que les parties devaient reprendre immédiatement les négociations, sous les
auspices du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine, en vue
de parvenir à un accord sur le statut définitif d ’Abyei, engageant toutes les parties à
participer de façon constructive au processus, facilité par le Groupe de mise en
œuvre et devant aboutir à un accord final sur le statut définitif de la zone d ’Abyei,
et soulignant que les parties doivent régler immédiatement les questions en suspens
de l’Accord du 20 juin 2011, en particulier pour régler les différends concernant
l’accord sur la zone d’Abyei et le Conseil de la zone, et créer immédiatement
l’administration de la zone et le Service de police d ’Abyei,
Soulignant que les deux pays et communautés auront beaucoup à gagner s ’ils
font preuve de retenue et empruntent la voie du dialogue au lieu de recourir à la
violence et à la provocation,
Saluant le concours que continuent de prêter aux parties le Groupe de mise en
œuvre de haut niveau de l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le
développement, la République fédérale démocratique d ’Éthiopie, l’Envoyé spécial
du Secrétaire général pour le Soudan et le Soudan du Sud et la FISNUA,
Saluant également les efforts que déploie la FISNUA pour s’acquitter de son
mandat, en veillant notamment à faciliter les migrations pacifiques dans toute la
zone d’Abyei, à prévenir les conflits et à mener des activités de médiation et de
dissuasion, exprimant aux pays qui fournissent des contingents sa profonde
gratitude pour le travail accompli, soulignant fermement que toute attaque perpétrée
contre le personnel des Nations Unies, notamment les tirs effectués contre des
patrouilles de la FISNUA au début de 2017 par des assaillants inconnus, est
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