S/RES/2352 (2017)
Prenant acte des rapports du Secrétaire général en date des 5 et 11 avril 201 7
(S/2017/293 et S/2017/312), notamment de l’appel qu’il a lancé aux parties afin
qu’elles redoublent d’efforts pour résoudre les questions en suspens, qu’elles
appliquent l’Accord d’Abyei du 20 juin 2011 et qu’elles lèvent tous les obstacles
opérationnels auxquels la FISNUA est confrontée,
Rappelant qu’il s’est félicité, dans sa résolution 2205 (2015), de la décision du
Secrétaire général de nommer un chef civil de mission,
Constatant que la situation qui règne à Abyei et le long de la frontière entre le
Soudan et le Soudan du Sud continue de menacer gravement la paix et la sécurité
internationales,
1.
Décide de proroger jusqu’au 15 novembre 2017 le mandat de la Force
intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei établi au paragraphe 2 de la
résolution 1990 (2011) et modifié par la résolution 2024 (2011) et le paragraphe 1
de la résolution 2075 (2012) et, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des
Nations Unies, décide également de proroger jusqu’au 15 novembre 2017 le mandat
de la Force établi au paragraphe 3 de la résolution 1990 (2011), et précise qu’aux
fins du paragraphe 1 de la résolution 2024 (2011), l’appui opérationnel fourni au
Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière doit être étendu
aux comités spéciaux, selon qu’il convient si ces mécanismes en font la demande
par consensus, dans la limite de la zone d’opérations et des moyens disponibles de
la FISNUA;
2.
Souligne que la coopération constante entre les Gouvernements
soudanais et sud-soudanais est essentielle pour la paix, la sécurité et la stabilité,
ainsi que pour l’avenir des relations entre les deux États;
3.
Exige à nouveau du Soudan et du Soudan du Sud qu’ils entreprennent
sans délai de mettre en place l’administration et le Conseil de la zone d’Abyei,
notamment en sortant de l’impasse au sujet de la composition du Conseil, et créent
le Service de police d’Abyei, appelé à assumer les fonctions de police dans toute la
zone d’Abyei, notamment à protéger les infrastructures pétrolières, conformément
aux engagements qu’ils ont pris dans l’Accord du 20 juin 2011;
4.
Demande instamment aux Gouvernements soudanais et sud-soudanais de
reprendre des négociations directes afin de conclure sans délai un accord définitif
sur la question d’Abyei, engage les parties à prendre des mesures concrètes pour
renforcer la confiance et contribuer à la réalisation de cet objectif avec le concours
renouvelé du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l ’Union africaine,
encourage le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine et
l’Envoyé spécial du Secrétaire général à poursuivre les efforts de coordination
visant à demander la pleine application des accords de 2011, et prie le Secrétaire
général de faire un compte rendu sur les progrès enregistrés à cet égard d ’ici au
15 août 2017;
5.
Regrette que la réunion du Comité mixte de contrôle d’Abyei n’ait pas
encore été tenue, demande instamment l’application des décisions antérieures du
Comité mixte de contrôle d’Abyei et de l’Accord du 20 juin 2011, rappelle qu’il est
nécessaire que l’Union africaine prenne des initiatives à l’appui de cet objectif et
encourage celle-ci à poursuivre son action, et prie le Secrétaire général de faire le
point des progrès accomplis sur ces questions dans ses rapports périodiques;
6.
Se dit à nouveau préoccupé que les efforts visant à rendre le Mécanisme
conjoint de vérification et de surveillance de la frontière pleinement opérationnel
soient enlisés et que des retards aient été pris à cet égard, prend acte des critères et
recommandations formulés par le Secrétaire général concernant le fonctionnement
du Mécanisme, note que l’aide apportée au Mécanisme pour qu’il atteigne sa pleine
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