S/RES/2352 (2017)
capacité opérationnelle devrait être subordonnée à plusieurs conditions, notamment
le règlement du différend concernant la zone frontalière démilitarisée et sécurisée,
et invite les Gouvernements soudanais et sud-soudanais à recourir efficacement et
en temps utile au Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la
frontière, au Mécanisme conjoint pour les questions politiq ues et la sécurité et aux
autres mécanismes conjoints convenus, pour garantir la sécurité et la transparence
de la zone frontalière démilitarisée et sécurisée, notamment de la « zone des
14 miles »;
7.
Demande aux deux parties de respecter les engagements qu’elles ont pris
dans l’Accord du 30 juillet 2011 concernant la Mission d ’appui à la surveillance de
la frontière, notamment la reprise des discussions sur la démarcation de la frontière,
la tenue de réunions régulières du Mécanisme conjoint pour les qu estions politiques
et l’assurance d’une complète liberté de circulation, et engage les deux parties à se
montrer pleinement déterminées à mettre en œuvre les arrangements qu ’elles ont
arrêtés concernant leur frontière commune et à prendre les mesures voulu es à cette
fin, notamment en donnant suite à la réunion du 5 juin 2016 et en organisant
rapidement une nouvelle réunion du Mécanisme conjoint pour les questions
politiques et la sécurité afin de prendre les décisions opérationnelles concernant leur
accord sur la zone frontalière démilitarisée sécurisée;
8.
Décide que la présente prorogation de la modification du mandat établie
dans la résolution 2024 (2011) sera la dernière à moins que les deux parties ne
montrent, par leurs actions, qu’elles sont clairement résolues et s’engagent
fermement à mettre en œuvre le Mécanisme conjoint de vérification et de
surveillance de la frontière, conformément aux mesures énoncées au paragraphe 7,
et prie le Secrétaire général de lui faire rapport quant à savoir si le mécanisme aura
atteint sa pleine capacité opérationnelle d’ici au 15 octobre 2017;
9.
Décide de réduire l’effectif maximum autorisé à 4 791 militaires et prie
le Secrétaire général de le tenir pleinement informé de l’état d’avancement du
déploiement dans ses rapports périodiques;
10. Engage vivement les parties à redoubler d’efforts pour déterminer
définitivement sur le terrain le tracé de la ligne médiane de la zone frontalière
démilitarisée et sécurisée, et rappelle que la ligne médiane ne préjuge en rien du
statut juridique actuel et futur de la frontière, des négociations en cours sur les
zones contestées et revendiquées ni de la démarcation de la frontière;
11. Souligne que, pour s’acquitter de son mandat de protection des civils
établi au paragraphe 3 de la résolution 1990 (2011), la FISNUA prendra les mesures
nécessaires pour protéger les civils sous la menace imminente d ’actes de violence
physique, quelle qu’en soit la source, et salue les efforts déployés par la FISNUA à
cet égard;
12. Condamne la présence intermittente de personnel des services de sécurité
sud-soudanais et le déploiement des unités de la police du pétrole de Diffra dans la
zone d’Abyei, en violation de l’Accord du 20 juin 2011, et toute entrée de milices
armées sur le territoire, exige à nouveau que le Gouvernement sud-soudanais retire
ses forces de sécurité de la zone d’Abyei et que le Gouvernement soudanais en
retire la police du pétrole de Diffra, immédiatement et sans condition préalable, et
rappelle à nouveau que, conformément à ses résolutions pertinentes, en particulier
les résolutions 1990 (2011) et 2046 (2012), la zone d’Abyei doit être démilitarisée,
toutes les forces autres que celles de la FISNUA et du Service de police d ’Abyei
devant s’en retirer, ainsi que les éléments armés des populations locales;
13. Appuie les décisions du 3 mai 2013 et du 30 mars 2015 par lesquelles le
Comité mixte de contrôle d’Abyei a donné à Abyei le statut de zone exempte
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